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La réforme des retraites dans le brouillard

source : le monde

Editorial du « Monde ». Jean-Paul Delevoye va devoir montrer qu’il a les nerfs solides. Le haut-commissaire à la réforme des retraites, qui a déjà eu à gérer des situations difficiles quand il était Médiateur de la République, de 2004 à 2011, est confronté à une avalanche de déclarations gouvernementales contradictoires sur l’âge légal de départ à la retraite, qu’Emmanuel Macron, durant sa campagne, avait promis de maintenir à 62 ans.

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Conseil Supérieur de l’Education du 21 Mars 2019

Conseil supérieur de l’éducation

Séance du 21 mars 2019

Déclaration préalable de ACTION & DEMOCRATIE / CFE-CGC

Monsieur le ministre,

En l’intervalle de quelques jours seulement, nous apprenons que des professeurs qui manifestaient devant les grilles d’un rectorat ont été aspergés de gaz et violentés par des policiers, puis qu’un professeur des écoles à l’excellente réputation se suicidait après avoir été abusivement mis en cause par des parents d’élève hystériques sans pouvoir compter sur le soutien de sa hiérarchie.

Ces faits n’ont bien entendu aucun rapport, si ce n’est cependant que dans les deux cas des professeurs, jadis respectés en tant que piliers de la République, sont aujourd’hui maltraités, méprisés par les autorités et hélas pour la plupart résignés. Comment en est-on arrivé là ? Posez-vous, monsieur le ministre, la question ! Posons-nous sérieusement et honnêtement la question, mesdames et messieurs, chers collègues !

Nous récusons les amalgames aussi bien que les raccourcis de toute sorte, mais cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de dénoncer ici et une fois de plus avec force le scandale d’une profession méprisée – oui, méprisée ! – et de personnels placés dans des situations perverses par une institution qui tourne le dos à ses devoirs et ses repères dans une société elle-même à la dérive de ce point de vue.

Ce ministère ne peut décidément continuer à échapper à la remise en question générale dont le grand débat national s’efforce contradictoirement d’être un cadre en même temps qu’un étouffoir. A l’échelle de l’éducation nationale, qu’en est-il donc du débat ? Qu’en est-il du dialogue dit social ? Qu’en est-il surtout de la simple considération que le ministère doit aux personnels, lui qui se montre ordinairement si soucieux des « usagers » et du moindre de leurs caprices ?

Les textes fixant les programmes des classes de seconde de l’enseignement général en lycée professionnel qui figurent à l’ordre du jour de cette séance offrent un nouvel exemple de ce qu’il convient d’appeler une comédie, et dont le dernier acte est la consultation du Conseil supérieur de l’éducation sur des programmes qui constituent eux-mêmes la dernière touche de la mise en œuvre d’une réforme dont personne ici même ne veut en l’état.

Monsieur le ministre, mieux vaut ne pas consulter du tout que conduire une consultation fantôme pour une école fantôme. Vous prétendez avoir consulté les professeurs sur ces programmes, mais qui peut prendre au sérieux une consultation se déroulant en pleine vacances d’hiver ? Qui peut prendre au sérieux une consultation débutant le 18 février et s’achevant le 6 mars concernant des programmes présentés le 12 mars en commission spécialisée, comme si en six jours, dimanche inclus, on allait vraiment tenir compte des réponses qu’on a fait semblant de solliciter et qu’on n’est pas capable en réalité de recueillir ni d’exploiter ? Le message que ce simulacre de consultation envoie à la profession est simple : on vous donne la parole, mais on n’a nullement l’intention d’en tenir compte. En d’autres termes : votre parole, professeurs, ne vaut rien !

Il n’est pas normal à nos yeux que, alors que le corps des professeurs de lycée professionnel compte 60000 collègues, la DGESCO constate et semble se féliciter que seulement 8300 téléchargements de programmes aient été effectués et 2435 réponses comptabilisées : pense-t-on sérieusement que les professeurs concernés ne sont que … 4% à s’intéresser à leur métier ?

Enfin, et telle une cerise trop cuite posée sur ce mauvais gâteau, allez-vous, comme vous l’avez fait pour les programmes de première de la voie générale et technologique, rendre publics le bilan de votre « consultation » trois mois après que les programmes aient été fixés par les arrêtés présentés aujourd’hui et publiés au bulletin officiel ?

Pour ces raisons et comme nous l’avons annoncé en commission spécialisée des 12 et 13 mars dernier, la CFE-CGC mandatée par son principal syndicat de l’éducation, Action & Démocratie, n’entend pas cautionner par sa présence une consultation aussi vaine que fictive et quittera donc la séance d’aujourd’hui dès après l’examen et la discussion des textes constituants les points 1 et 2 de l’ordre du jour.

Fonction publique : Le projet de loi dynamite les droits des fonctionnaires

source : le cafe pedagogique

Bien que largement rejeté, le projet de loi de transformation de la Fonction publique devrait être voté avant l’été. Le 15 mars, les syndicats de fonctionnaires ont voté unanimement contre le projet de loi  de transformation de la Fonction publique lors d’un conseil commun de la Fonction publique (CCFP). Ce vote unanime donne une idée de la révolution qu’apporte ce texte qui impose une gestion libérale des agents de la Fonction publique. Ceux ci dépendront dorénavant de leur “manager” local sans que des commissions paritaires puissent controler ses actes. Le projet de loi gouvernemental revient sur le paritarisme en supprimant les CHSCT. Il réduit fortement les compétences des commissions administratives paritaires (CAP). Celles ci n’auront plus leur mot à dire matière de mutation et d’avancement. Face aux nouveaux pouvoirs des “managers”, aussi bien pour le recrutement que pour la gestion des carrières et la discipline, les agents devront porter seuls leur réclamation devant la juridiction administrative. Enfin le texte banalise le recours aux contractuels pour tous les niveaux de la Fonction publique. Bientôt des chefs d’établissement et des Dasen contractuels ?

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Salaires, retraites, ENA: les pistes pour réformer le statut des hauts fonctionnaires

source : le figaro

Le secrétaire d’État présentera très prochainement son projet de réforme de la fonction publique en Conseil des ministres.

Le temps presse. À moins de deux semaines de sa présentation en conseil des ministres, prévue le 27 mars, le projet de réforme de la fonction publique continue de se muscler. Ce vendredi, «jusque tard dans la nuit», confie-t-on au Figaro, 300 amendements auront été débattus à Bercy dans le cadre du Conseil commun de la fonction publique (CCFP). Présidé par Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, celui-ci réunit ce jour huit des neuf fédérations de fonctionnaires, qui avaient boycotté la précédente réunion du 13 mars. Le cap du gouvernement est clair: faire valider cette loi avant la fin de la session parlementaire, fin juin.

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La rupture conventionnelle sera-t-elle bientôt possible dans la fonction publique ?

source : weka

Après une année de concertation, le Gouvernement a présenté, le 13 février 2019, le projet de loi de transformation de la fonction publique, qu’il entend désormais déposer au Parlement. Ce projet de loi vise à transformer en profondeur la fonction publique, en la rendant « plus agile, plus ouverte et plus attractive, avec des services publics plus efficaces et au plus près des territoires ».

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Fonction publique : le nombre de contractuels a explosé

source : la tribune

Les derniers chiffres de l’Insee indiquent que le nombre de fonctionnaires sous contrat a bondi de 48.000 en 2017. Ainsi, si les personnes en contrats aidés ont fortement diminué, les effectifs de la fonction publique demeurent quasiment stables en raison notamment de la forte hausse des contractuels. Ce vendredi 15 mars, le conseil supérieur de la fonction publique se réunit pour examiner le projet de loi du gouvernement qui doit être présenté en conseil des ministres à la fin du mois de mars.

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