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Métier enseignant : Un accord mou mais durable

Peut-on parler d’accord historique ? Les propositions ministérielles présentées au groupe de travail sur les enseignants du second degré le 12 février aboutissent à un consensus entre les principales organisations syndicales et le ministère pour remplacer les décrets de 1950. S’il apporte des avancées positives aux enseignants du second degré, il ne change qu’à la marge l’état existant et n’est pas porté par les syndicats comme un véritable accord. Ce toilettage met de la transparence dans les pondérations et missions des enseignants. Il simplifie les choses et fixe dans de nouveaux textes des règles simples qui seront plus difficilement contestables. Il reste maintenant à les transformer en décrets. Ce devrait être fait fin mars 2014 pour une application en septembre 2015.

Pour le ministère, il s’agit “d’un accord historique” fruit de “longues discussions” avec les syndicats. Il reconnaitrait pour la première fois “l’intégralité des missions des enseignants”,  “le travail en équipe” et les relations avec les parents. Mais le Snes, syndicat majoritaire, préfère parler de “fiches”, plutôt que d’accord, et le syndicat appelle déjà à en dépasser les termes sur certains points. L’autre grand syndicat, le Se-Unsa, parle de “réforme”, “d’évolutions positives” et de “première étape dans la reconnaissance du métier”. On le voit, ce nouveau texte est interprété de façon bien différente. Les organisations syndicales voient bien les points positifs du texte. Mais de là à proclamer un accord avec le ministère, il y a un pas que certaines ne veulent pas faire…

 

Le document définit le métier d’enseignant en  distinguant la mission d’enseignement qui est la “principale”, de missions “liées à la mission d’enseignement” et de “missions complémentaires”. Sous la pression du Snes, le métier reste donc défini en nombre d’heures d’enseignement, sans changement par rapport à la situation présente. Les missions liées, comme la préparation et l’évaluation, sont mentionnées mais pas chiffrées, tout comme le travail en équipe d’enseignants ou pluri professionnelle. Un certifié c’est toujours quelqu’un qui enseigne 18 heures devant les élèves. Enfin il y a des missions complémentaires comme coordonateur ou référent seront définies par une circulaire ministérielle.

 

Ce qui change c’est à la périphérie dans la définition de pondérations ou d’indemnités. Toute heure devant élèves est considérée comme une heure de travail y compris par exemple les TD de groupe ou les chorales. Un allègement d’une heure est reconnu aux enseignants sur plusieurs établissements sur plusieurs communes (ou si 3 établissements de la même commune). Un allègement identique est consenti pour la préparation du laboratoire en SVT ou physique-chimie. Une indemnité est aussi donnée en EPS aux professeurs d’EPS en première te terminale. Toutes les autres décharges existant actuellement (heure de laboratoire en histoire-géo, de technologie etc.) ne seront plus reconnues que par des indemnités. Mais ce point reste à être précisé : elles ne sont pas mentionnées dans le texte.

 

Celui-ci installe un régime de pondérations : 1,25h pour 1h d’enseignement en BTS, 1,1 h pour 1h en première et terminale générale et technologique dans la limite d’une heure. L’heure de première chaire n’était due jusque là qu’avec des conditions restrictives et variables de facto. Les PLP bénéficieront d’une indemnité à partir de 6 heures en première ou terminale pro ou terminale CAP. En CPGE, le nouveau système n’est pas simple. Les enseignants intervenant ponctuellement en CPGE bénéficient d’une pondération de 1,5h pour une heure. Pour les enseignants faisant la totalité de leur service en CPGE, un nouveau texte définira leur service. Enfin une pondération d’1,1h heure pour une heure est accordée aux professeurs exerçant “dans les  établissements les plus difficiles”,  à coup sur les Rep+. Le texte rappelle la promesse d’affecter 4000 postes aux collèges. Il annonce la création d’un nouveau grade , le GRAF réservé aux enseignants des Rep+ et à ceux qui auront exercé certaines missions.

 

Réalisé à minima, cet accord qui n’en est pas vraiment un, redistribue les moyens existants entre les enseignants. Il élargit le nombre des enseignants bénéficiaires de pondérations. Le ministère a cherché le consensus et s’apprête donc à graver dans le marbre des décrets des documents qui rendent simplement plus transparent l’existant.

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Noisiel : blocus reconduit au lycée Gérard de Nerval

A l’issue d’une assemblée générale qui s’est réunie ce matin à huit heures, les enseignants ont décidé à l’unanimité de reconduire le blocus jusqu’à demain matin. Voici maintenant près d’une semaine que les enseignants du lycée Gérard de Nerval, à Noisiel, bloquent l’entrée de l’établissement pour protester contre la réduction annoncée de la dotation horaire globale (DHG).

Reçus hier par des représentants du rectorat de Créteil. « Nous avons été écoutés mais pas entendus », résume Henri Fiers, professeur d’histoire de l’art au lycée de Noisiel. Le rectorat ne s’est en effet ni engagé à revoir la sectorisation scolaire, de façon à ce que davantage de collèges puissent fournir en élèves le lycée, ni à revenir sur les 70 heures qui seront amputées de la DHG l’année prochaine. Tout juste a-t-il été obtenu la création d’un poste de professeur d’allemand mais cette décision était déjà plus ou moins actée, selon Henri Fiers. Par ailleurs, les épreuves du blanc, qui devaient se dérouler cette semaine, ont été repoussées après les vacances scolaires.

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Salaire des fonctionnaires : le gel de l’avancement juste ou injuste, efficace ou pas ?

Pour atteindre son objectif de 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017, le gouvernement étudierait en ce moment la possibilité d’un gel de l’avancement des salaires des fonctionnaires. Selon les modalités choisies, les montants en jeu peuvent être très variables.

Atlantico : Le gel de l’avancement des fonctionnaires est “sur la table”, a confié Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée, mercredi sur France Info. Ce gel, comme l’avait laissé présager la rumeur la semaine dernière, est l’une des pistes envisagée par le gouvernement pour effectuer des économies. Mais quel serait l’impact budgétaire du gel de l’avancement des fonctionnaires ? Quelles seront les économies réalisées ?

Jacques Bichot : Les économies que l’on peut attendre d’une telle mesure ne peuvent pas être calculées en l’absence de diverses précisions : s’agit-il de différer l’effet des augmentations liées à l’avancement de classe ou d’échelon, tout en maintenant cet avancement sur le papier ? Ou bien de faire perdre un an d’ancienneté à tous les fonctionnaires ? Et combien de temps durera la mesure ?

Autrement dit, si un fonctionnaire doit statutairement être promu du 2e au 3e échelon le 1er avril 2014, plusieurs mesures sont envisageables pour faire des économies :

– 1ère possibilité, au 1er avril 2014 il passe au 3e échelon, mais son traitement est gelé pendant un certain temps (1 an par exemple) au niveau qu’il avait au 2e échelon. Il aura son augmentation de salaire au 1er avril 2015, et à cette date il bénéficiera d’un an d’ancienneté dans le 3e échelon. Les pouvoirs publics le privent seulement de, par exemple, 50 € par mois pendant une année. À partir du 1er avril 2015, son traitement augmente de 50 €. Il aura perdu 600 €, rien de plus. Le Trésor ne fait une économie que sur 2014 (à hauteur de 450 €) et 2015 (à hauteur de 150 €).

– 2de possibilité : le changement d’échelon est reporté au 1er avril 2015. Le suivant (passage du 3e au 4e échelon) aura également lieu un an plus tard, et ainsi de suite tant qu’il ne sera pas au sommet de sa carrière. Cette fois, notre fonctionnaire perd 600 € par an pendant 5 ou 10 ou 20 ou 30 ans ; le Trésor fait une économie pendant des années, en nombre variable selon que le fonctionnaire est en début ou en fin de carrière.

– 3e possibilité : les pouvoirs publics reconduisent leur plaisanterie deux années de suite, de façon à gagner 1 200 € dans le premier cas, ou X fois 1 200 € dans le second.

On voit que les économies budgétaires que produirait une telle mesure ne sont pas quantifiables tant qu’elle n’est pas mieux définie. Dans le cas le plus bénin (1ère possibilité) il y aurait une économie de quelques centaines de millions d’euros – un gros modèle informatique et une énorme base de données seraient nécessaires pour être plus précis.

Existe-t-il des exemples à l’étranger où l’avancement des fonctionnaires a également été gelé durant une période donnée pour faire des économies ? Quel bilan peut-on tirer de ces expériences ?

Des coupes ont été faites dans les traitements des fonctionnaires grecs, lorsque la Grèce a été mise sous pression par Bruxelles et par ses prêteurs, et d’autres pays avaient auparavant agi dans le même sens (par exemple le Canada dans les années 1990). En revanche, il ne me vient pas à l’esprit un exemple de gel de l’avancement, mais peut-être tel ou tel pays a-t-il utilisé ce type de mesure, je ne suis pas omniscient !

Ce gel de l’avancement est-il injuste ? L’avancement des fonctionnaires n’est-il pas le seul moyen de récompenser les agents méritants ?

Il faut distinguer l’avancement au choix, destiné (en principe) à reconnaître des mérites particuliers, et l’avancement à l’ancienneté, automatique même si le fonctionnaire remplit médiocrement son office.

Le gel de l’avancement à l’ancienneté ne serait pas fondamentalement injuste ; ce qui est injuste, c’est plutôt le fait de faire commencer certaines carrières à des niveaux ridiculement faibles, en comptant sur les avancements à l’ancienneté pour compenser. Par exemple, un maître de conférences (Bac + 8) est embauché à un niveau de salaire qu’un Bac + 2 obtiendrait dans le privé, soit un salaire initial 30 % à 40 % inférieur à celui d’un ingénieur ou cadre débutant à Bac + 5. Dans de tels cas, impossible de limiter l’avancement aux seuls “méritants”, c’est un simple rattrapage. En revanche, quand la rémunération est analogue à celle du privé, alors effectivement il serait plus juste de réserver l’avancement à ceux qui font la preuve de leur efficacité et de leur aptitude à progresser.

Est-il juste si on compare la situation des fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ?

La différence principale est la sécurité de l’emploi. Il serait normal qu’un fonctionnaire qui fait mal son travail puisse être licencié. Une autre différence est la difficulté à faire reconnaître vos compétences professionnelles à leur juste valeur si vous n’avez pas tel ou tel diplôme. En sortant de l’ENA, même si vous êtes mauvais, vous pouvez exercer des responsabilités qui ne seront jamais accessibles à un excellent cadre dépourvu de cette peau d’âne. Dans la fonction publique, le diplôme initial, et les concours ultérieurs basés sur des savoirs ayant peu de rapport avec l’efficacité professionnelle, ont trop d’importance pour le déroulement des carrières, et la véritable compétence n’en a pas assez. Le privé n’est pas parfait, mais il donne en général plus de chance de “faire ses preuves” au fur et à mesure.
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Le Roux : “Le gel des primes et avancements des fonctionnaires est sur la table”

“Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition”, a affirmé le président du groupe PS à l’Assemblée.

Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Bruno Le Roux a affirmé mercredi que le gel des primes et avancements des fonctionnaires était bien “sur la table”, avant de corriger un peu plus tard ses propos. Interrogé à Questions d’Info (LCP/Le Monde/France Info/AFP) sur cette proposition attribuée par la presse à Vincent Peillon, Bruno Le Roux a d’abord rappelé que le ministre de l’Éducation avait “démenti” l’avoir faite.

“C’est sur la table. Bernard Cazeneuve le propose aux ministres”, lui objectent les journalistes. “Je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité (…)”, a répondu Bruno Le Roux.

Polémique

Un peu plus tard, le patron des députés PS a affirmé avoir voulu dire qu’il y “a des sujets qui sont sur la table dont peut-être celui-là”. En tout état de cause, si cette hypothèse de gel était proposée “j’y serais défavorable”, a poursuivi Bruno Le Roux. “Je dis, d’ores et déjà ici, que dans la fonction publique, dans toutes les fonctions publiques, celle de l’éducation comme toutes les autres, je serai attentif aux fonctionnaires qui sont aujourd’hui les plus modestes, et notamment les fonctionnaires de catégorie C”, avait-il dit à Questions d’info.

La polémique avait fait rage la semaine dernière, quand les Échos et le Figaro avaient attribué à Vincent Peillon la proposition de geler l’avancement et les promotions de l’ensemble des fonctionnaires. L’intéressé avait aussitôt démenti ces propos, suivi du Premier ministre. Le gouvernement est à la recherche de 53 milliards d’euros d’économies en trois ans.

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Alerte à la dépression chez les jeunes diplômés !

La génération Y a le moral à zéro. C’est en tout cas ce que révèle le 3e Baromètre de « l’Humeur des jeunes diplômés » réalisé par Deloitte/Ifop. Qu’ils soient sans emploi moins de trois ans après la validation de leur diplôme ou salarié en entreprise, les jeunes ne sont qu’un sur deux à encore faire preuve d’optimisme dans l’avenir et 37 % à affirmer que le diplôme reste le meilleure sésame pour s’ouvrir les portes de l’emploi.


Trouver un emploi lorsqu’on est jeune diplômé relève aujourd’hui du parcours du combattant. La dépression guette et les motifs pour retrouver le moral sont rares. Quand on sait que 49 % des diplômés sont au chômage moins de trois ans après avoir terminé leurs études (contre 45 % en janvier 2013) et que la durée de recherche d’un emploi s’allonge d’année en année (plus de cinq mois actuellement, soit sept semaines de plus qu’en 2013), on comprend que l’humeur ne soit pas au beau fixe.

Les jeunes salariés ont en moyenne envoyé 27 C.V pour décrocher un emploi contre 16 l’année dernière. Sécurisation de l’emploi oblige, ils tiennent à rester dans leur entreprise le plus longtemps possible (59 %) portant de ce fait un coup violent aux actions entrepreneuriales qui ne séduisent plus que 6 % d’entre eux. Pourtant, le diplôme reste toujours le meilleur outil pour s’ouvrir les portes des entreprises mais les jeunes peinent à admettre son utilité dans le contexte socio-économique actuel, surtout les moins de 25 ans dont le taux de chômage atteint 70 %.


Pourquoi toujours plus de difficultés pour trouver un emploi ?

Les jeunes chômeurs diplômés expliquent leurs difficultés à trouver un emploi par le fait que peu d’offres correspondent à leur profil (56 %), qu’ils n’obtiennent pas de réponse des recruteurs (48 %) et qu’ils ne bénéficient pas d’un réseau professionnel suffisant pour s’ouvrir des perspectives plus larges (43 %). Pour 50 % d’entre eux, le manque d’expérience professionnelle les pénalise auprès des employeurs qui préfèrent, par ces temps de crise, recruter des profils expérimentés plus âgés et au même salaire que les débutants. La concurrence entre les adultes et les jeunes en recherche d’emploi s’amplifient donc : 57 % d’entre eux pensent d’ailleurs ne pas être recrutés dans les six prochains mois (63 % chez les diplômés d’IUT.


L’épanouissement attendra

Le regard porté sur les employeurs change également, signe d’une désillusion tenace. Les jeunes chômeurs, particulièrement, sont 68 % à avouer leur méfiance envers les entreprises (contre 46 % pour les salariés en poste). Désormais, travailler c’est d’abord vouloir gagner sa vie (63 %), l’épanouissement étant secondaire pour 76 % de l’ensemble des jeunes diplômés. Une bonne nouvelle toutefois : les plus de 25 ans sont majoritairement recrutés en CDI (82 %). Les diplômés de grandes écoles (84 %) et de deuxième cycle universitaire (79 %) particulièrement. 


L’expatriation, une tentation bien présente

Plus d’un quart des diplômés interrogés s’avouent séduits par l’idée de s’expatrier pour augmenter leurs chances de trouver un emploi. Cette perspective est particulièrement présente chez les jeunes issus de 3e cycle universitaire qui, à 45 %, pourraient envisager de quitter la France. Les destinations privilégiées restent le Canada (37 %), les Etats-Unis (35 %), le Royaume-Uni (26 %) et l’Australie (18 %). Si l’étranger est perçu comme une terre plus accueillante en termes d’emploi, ce n’est pas son seul atout. Les jeunes diplômés y voient une possibilité de s’immerger dans un environnement culturel différent (58 %) et un milieu professionnel plus positif  (50 %) qui propose de meilleures rémunérations et permet de perfectionner une langue étrangère (45 %).


Mais la France n’est pas dépourvue d’atouts professionnels

Pour 8 jeunes sur 10, notre pays est encore une terre d’avenir. Les motifs pour y rester ne manquent donc pas : 44 % apprécient la qualité de la vie, 33 % le dynamisme de leur secteur d’activité et 31 % l’encadrement juridique des contrats de travail. En revanche, les possibilités d’innover ne recueillent que 14 % d’avis favorables. L’état du marché du travail n’est jugé favorable que par 8 % des diplômés interrogés qui s’avouent inquiets face à l’environnement socioéconomique actuel (11 %).

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Rapport : Quelle reconnaissance des diplômes dans les conventions collectives ?

Une récente enquête du CEREQ analyse la place des diplômes dans les grilles définies par les branches professionnelles. Premier enseignement : à niveau égal, un diplôme n’est pas évalué de la même manière selon les secteurs d’activité. Deuxième enseignement : le diplôme n’est pas forcément valorisé sur le plan des salaires même s’il est exigé à l’embauche.


L’enquête de Pascal Caillaud, de Nathalie Quintero et de Fred Séchaud, intitulée « Quelle reconnaissance conventionnelle des diplômes dans les relations formation-emploi ? La place, le statut et le rôle des diplômes dans les conventions collectives » nous renseigne sur la valeur du diplôme dans l’entreprise. Les auteurs constatent d’abord que « De manière générale, la référence au diplôme dans les conventions collectives reste forte, mais est en diminution. » La bonne nouvelle ? Les CQP (Certificat de qualification professionnelle) intègrent dorénavant les grilles des conventions collectives au même titre que les diplômes de l’Education nationale même si c’est dans une bien plus faible proportion.


Les branches tenant compte des diplômes dans leur classification en cite minimum cinq. Ce sont celles qui intègrent des effectifs supérieurs à 40 000 salariés qui en classent le plus. D’autres (11 %), ne citent aucun niveau de formation ni de diplôme dans leur classification.


Des diplômes inégalement représentés

Globalement, les diplômes de niveau V et III sont assez bien représentés dans les classifications. Le CAP est cité à hauteur de 61 %, le BEP 42 % et le BTS 43 %. En revanche – et c’est la surprise – le bac pro n’apparaît lui qu’à hauteur de 23 % alors que sa dimension est spécifiquement professionnelle. « De 2001 à 2010, la négociation de branche portant sur la formation professionnelle continue a connu plusieurs périodes, marquées par la négociation au niveau national et interprofessionnel. Elle entraine peu de reconnaissance salariale des diplômes et des certifications. La plupart des textes comportent des dispositions de principe très générales, stipulant la reconnaissance des formations professionnelles suivies par les salariés. Rares sont les accords qui font référence à la reconnaissance des diplômes acquis par des dispositifs particuliers. » Si le diplôme reste un sésame pour s’ouvrir les portes des entreprises, il a somme toute une valeur inégale en termes de salaire selon les secteurs d’activité surtout lorsqu’on le valide par la voie de la formation continue.

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Une France peu diplômée

L’observatoire des inégalités a lancé une vaste enquête pour déterminer le niveau de diplôme des Français. Force est de constater que la réalité est nettement moins glorieuse que les discours officiels même si les générations les plus jeunes attestent d’un niveau de diplôme beaucoup plus élevé que leurs ainés.


Les excellents pourcentages de réussite au bac chaque année nous conduiraient presque à penser que la majorité de la population française est au minimum bachelière. Oui mais voilà, la réalité est toute autre et le niveau de diplôme des Français en fonction de leur âge fort hétérogène : 13 % de nos compatriotes seulement ont ainsi validé un diplôme de niveau bac+2 et 26 % possède au mieux le certificat d’études primaires. Les 65 ans et plus sont 56 % à ne détenir aucun diplôme contre 14 % des 25-49 ans. De même, les 50 -64 ans ne sont que 11,4 % à avoir validé un diplôme supérieur contre 20,6 chez les plus jeunes. Preuve que l’éducation avance puisque, comme le souligne l’Observatoire des inégalités, « Entre 25 et 49 ans près d’une personne sur cinq a un diplôme supérieur à bac+ 2 », même si certaines – mauvaises- langues prétextent que le niveau global baisse. La tranche d’âge la plus diplômée (25-49 ans) s’inscrit dans l’équilibre en termes de validation de diplôme : CAP-BEP : 22,4 % ; bac-brevet professionnel : 19,4 % ; bac+2 : 15,7 % ; bac+3 et plus : 20,6 %. Les 50-64 ans, eux, sont majoritairement diplômés au niveau V (27,5 %) et peu au niveau supérieur (11,4 %).


Une population peu diplômée mais formée

Pour autant, les Français dépourvus de diplôme ne manquent pas de savoirs ni de savoir-faire qu’ils ont acquis durant des périodes de formation professionnelle : « Une partie de la population, sortie du système de formation initiale peu diplômée, s’est formée par la suite, via la formation professionnelle ou à travers des expériences personnelles », constate l’observatoire des inégalités. Comme quoi, tout est relatif. On attend maintenant la même enquête intergénérationnelle en termes de niveau des connaissances : le certificat d’études des 65 ans et plus pourrait alors bien battre à plate couture le baccalauréat d’aujourd’hui.

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Un élève perd 5,4% d’heures de cours par an à cause des absences (Depp)

Sur l’année, un élève perd en moyenne 5,4 % du temps d’enseignement à cause de ses absences, quel qu’en soit le motif, indique une note d’information de la Depp datée de février 2014. La pro­por­tion d’heures per­dues pour absence est très inégale selon les établis­se­ments : au col­lège, les élèves perdent en moyenne 4,8 % du temps d’enseignement, au LEGT, 5,7 % et au lycée pro­fes­sion­nel 8 %.

La pro­por­tion d’heures ratées s’élève à 1,1 % si on ne tient compte que des absences injus­ti­fiées, tous établis­se­ments confon­dus. Selon la Depp, le taux d’élèves absen­téistes (cumu­lant au moins 4 demi-journées d’absences non jus­ti­fiées par mois) est “stable depuis 3 ans” : 3,9 % en moyenne. Encore une fois, la réa­lité est dif­fé­rente selon les établis­se­ments : au col­lège, on compte 2,2 % d’élèves absen­téistes sur l’année, au LEGT 4,9 % et au lycée pro­fes­sion­nel 11,8 %. Selon la Depp, “« les man­que­ments à l’obligation sco­laire », une orien­ta­tion plus ou moins dési­rée, mais aussi un temps de trans­port plus élevé” peuvent en effet conduire à un taux d’absentéisme plus élevé en LP.

Le vrai salaire des profs : 20 700 à 125 000 euros par an

Attention, terrain miné. Une polémique chasse l’autre : après la montée d’adrénaline des profs de prépas, le gel des avancements, même démenti, aiguise les interrogations. Explications.

Les négociations sur le métier d’enseignant avec le ministère doivent reprendre demain et peut-être déboucher sur un accord a minima avec une meilleure prise en compte des tâches en dehors des cours. Si elle ne figurait pas jusqu’alors en tête des revendications des enseignants, la question des salaires pourrait redevenir un nouveau chiffon rouge, au moins pour trois raisons : l’injonction présidentielle de réaliser un plan de 50 milliards d’économies, auquel l’Éducation nationale aura du mal à échapper ; les élections professionnelles fixées en décembre 2014 et qui aiguisent les appétits corporatistes ; la visibilité, encore faible, des effets de la refondation de l’école sur le terrain en terme de moyens et donc de reconnaissance. « Juste un constat, nous avons perdu 15 % de pouvoir d’achat en dix ans », glisse le secrétaire national d’une Fédération.

Alors, mal ou… trop payés ? Pas de réponse unique, explique-t-on aussi bien côté ministère que syndicats. Les grilles sont relativement simples à appréhender : professeurs des écoles, certifiés (titulaires du CAPES ou assimilés), professeurs de lycée professionnel (PLP), d’EPS et CPE perçoivent un salaire statutaire comparable. Les agrégés possèdent leur propre grille.

20 700 à 125 000 euros par an

Mais derrière les grilles indiciaires se cache un maquis de bonifications, indemnités, primes, liées à l’emploi (directeur d’école, prof principal), au lieu où il est exercé (zone prioritaire), plus les heures supplémentaires (qui creusent la différence entre premier et second degré et dont le montant varie selon le statut). Maquis au milieu duquel les spécialistes eux-mêmes y perdent parfois leur latin.

Les avancements varient d’un prof à l’autre selon qu’ils progressent au grand choix, au choix, ou à l’ancienneté. Dans les faits, c’est souvent une conjugaison des trois qui permet l’avancement, tributaire cependant de la fréquence des inspections. Dans le secondaire, la grande majorité des profs terminent à l’échelle hors classe. C’est moins vrai dans le primaire. Un prof qui fait sa carrière uniquement à l’ancienneté atteindra son indice terminal au bout de 29 ans, un autre qui bénéficierait exclusivement du grand choix, gagnerait dix ans.

Entre ces deux extrêmes, la palette est large : le salaire annuel d’un prof varie entre 20 700 € (débutant) et 125 000 € (environ 200 profs de prépa dans ce cas) selon une source interne au ministère de l’Éducation nationale.

La Cour des Comptes, avec 100 000 €, était donc en-dessous de la vérité…

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Mutations inter académiques 2013

Mutations inter académiques

La campagne des mutations est ouverte, avec la parution de la note de service au B.O. jeudi dernier 08 novembre

Action et Démocratie vous propose un dossier spécial et complet à ce propos, une aide et un accompagnement autant que cela peut vous être utile et nécessaire.

Pour les CPE, vous avez accès aux barres de l’an dernier ici.