Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a adressé un courrier vendredi aux fédérations syndicales de fonctionnaires pour leur assurer que le gouvernement ne gèlerait pas leurs primes et leurs avancements.

Après s’y être engagé jeudi sur Europe 1, Jean-Marc Ayrault a une nouvelle fois affirmé que le gel des primes et des avancements des fonctionnaires n’était pas à l’ordre du jour du gouvernement. Et cette fois, le Premier ministre s’y est engagé par écrit. “Je vous confirme ce que j’ai déclaré publiquement, à savoir qu’il n’y aura pas de baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires et qu’aucune mesure ne sera prise qui aurait pour objet de geler l’avancement des agents publics”, écrit-il dans une lettre adressée aux fédérations syndicales de fonctionnaires, datée de vendredi et rendue publique samedi par Unsa Fonction publique.

Dans sa lettre, Jean-Marc Ayrault affirme également “le besoin de rénover notre modèle de fonction publique”. “J’ai bien noté que les organisations représentatives des fonctionnaires étaient prêtes à mener une discussion sur l’avenir de notre fonction publique dans le contexte de rétablissement de nos comptes publics”, poursuit le Premier ministre.

“Un signal d’apaisement”

Ce dernier rappelle également qu’il a demandé à la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, d’ouvrir avec les syndicats cette négociation “qui doit reposer sur des engagements réciproques, car dans la situation budgétaire que nous connaissons la fonction publique doit participer à l’effort de redressement du pays”. “Nous pouvons y parvenir par des économies et des réorganisations”, affirme le chef du gouvernement.

Bruno Le Roux avait affirmé mercredi que le gel des primes et avancements des fonctionnaires était bien “sur la table”, avant de corriger un peu plus tard ses propos. A la base, cette proposition était attribué par plusieurs journalistes au ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon. Lui-même avait démenti l’information.

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