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Coutances : le lycée la Roquelle bloqué par ses élèves

bloqué par ses élèves

Coutances : le lycée la Roquelle bloqué par ses élèves

Ce mardi matin 25 février, le lycée professionnel La Roquelle, à Coutances, est bloqué par un mouvement de grève venant des élèves.

Palette en bois, barrière métallique, briques… Les élèves du lycée professionnel La Roquelle ont pris tout ce qui leur passait par la main pour bloquer les trois entrées de l’établissement ce mardi matin 25 février, à Coutances. Ils ne laissent entrer personne et les cours ne sont pas assurés. La raison de leur grogne : la fermeture programmée du bac pro “menuiserie, alu et miroiterie”. Cette section, qui forme les élèves à la pose de menuiseries extérieures, accueille aujourd’hui 31 lycéens. Le fond du problème réside dans une affaire de “gros sous”.

La fermeture définitive de la section à la rentrée 2016 (et donc l’arrêt du recrutement en 1ère année dès septembre) est le fruit de la volonté de l’établissement et de la politique nationale. L’Éducation nationale doit fonctionner à moyens constants. Or, La Roquelle, pour maintenir son label “Lycée des Métiers”, doit ouvrir un BTS Bâtiment. Cette création conditionne donc la fermeture du bac pro menuiserie pour ne pas augmenter les dépenses. Une erreur aux yeux des professeurs de la section appelée à fermer : “Notre bac pro est unique dans l’Académie. Pour suivre la même formation, il faut aller à Rennes ou à Rouen !”.

Colère des professeurs, des élèves… En cette période électorale, le débat s’est aussi invité sur le terrain politique. “Depuis plusieurs mois, le Gouvernement, avec la complicité active de la majorité de gauche du Conseil régional, organise le démantèlement de l’offre de formation en Basse-Normandie !”, s’emporte Jean-Manuel Cousin, délégué UMP de la circonscription de Coutances. “Il s’agit d’une invraisemblable mise en danger de ces métiers qui concourent notamment à la lutte contre la précarité énergétique dans notre région”.

“Je regrette le ton polémique de Monsieur Cousin qui ne prend pas en compte la totalité des informations”, lui répond Laurent Beauvais, le président du Conseil régional, collectivité compétente en la matière. “Non seulement, le Lycée La Roquelle va proposer dès la rentrée prochaine une nouvelle formation dans le bâtiment au niveau BTS, mais il va également mettre en place un module de formation menuiserie Verre et Aluminium, pour compléter la section Bac Professionnel menuiser-agenceur. Ces évolutions qui permettent une élévation des compétences des jeunes dans les métiers du bâtiment sont réclamées par les entreprises du bâtiment. Elles permettent en outre de gérer de manière responsable les moyens publics alloués à la formation professionnelle”.

Publié par D.B le 25/02/2014 à 08h52

Grève des professeurs au lycée Guynemer à Toulouse

Les professeurs du lycée professionnel Guynemer sont en grève ce jeudi à Toulouse. Ils dénoncent le manque de remplaçants et la baisse de leur dotation globale horaire.

  • Par Véronique Haudebourg
  • Publié le 27/02/2014 | 11:36, mis à jour le 27/02/2014 | 11:36
Le lycée professionnel Guynemer à Toulouse © Google street
© Google street Le lycée professionnel Guynemer à Toulouse

Les enseignants du lycée professionnel Guynemer de Toulouse, seront en grève ce jeudi 27 février. Ils protestent contre la diminution de leur dotation horaire globale pour la rentrée prochaine et dénoncent également des manque de remplacements de professeurs et de personnels administratifs.

Le lycée Guynemer est actuellement dans le projet Eclair et en passe de devenir Réseau d’Education Prioritaire. Il accueillait 235 élèves en 2013.

Ayrault s’engage par écrit contre le gel de l’avancement des fonctionnaires

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a adressé un courrier vendredi aux fédérations syndicales de fonctionnaires pour leur assurer que le gouvernement ne gèlerait pas leurs primes et leurs avancements.

Après s’y être engagé jeudi sur Europe 1, Jean-Marc Ayrault a une nouvelle fois affirmé que le gel des primes et des avancements des fonctionnaires n’était pas à l’ordre du jour du gouvernement. Et cette fois, le Premier ministre s’y est engagé par écrit. “Je vous confirme ce que j’ai déclaré publiquement, à savoir qu’il n’y aura pas de baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires et qu’aucune mesure ne sera prise qui aurait pour objet de geler l’avancement des agents publics”, écrit-il dans une lettre adressée aux fédérations syndicales de fonctionnaires, datée de vendredi et rendue publique samedi par Unsa Fonction publique.

Dans sa lettre, Jean-Marc Ayrault affirme également “le besoin de rénover notre modèle de fonction publique”. “J’ai bien noté que les organisations représentatives des fonctionnaires étaient prêtes à mener une discussion sur l’avenir de notre fonction publique dans le contexte de rétablissement de nos comptes publics”, poursuit le Premier ministre.

“Un signal d’apaisement”

Ce dernier rappelle également qu’il a demandé à la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, d’ouvrir avec les syndicats cette négociation “qui doit reposer sur des engagements réciproques, car dans la situation budgétaire que nous connaissons la fonction publique doit participer à l’effort de redressement du pays”. “Nous pouvons y parvenir par des économies et des réorganisations”, affirme le chef du gouvernement.

Bruno Le Roux avait affirmé mercredi que le gel des primes et avancements des fonctionnaires était bien “sur la table”, avant de corriger un peu plus tard ses propos. A la base, cette proposition était attribué par plusieurs journalistes au ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon. Lui-même avait démenti l’information.

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“Revenir aux 39 heures et appliquer la règle du 2 sur 3 dans la fonction publique”

Pour le député UDI et ancien ministre de la Défense, le passage aux 39 heures payées 35 dans le public et le privé provoquerait un choc de compétitivité et permettrait de réduire la dépense publique. 

La Cour des comptes est sceptique sur la capacité de la France à réduire les dépenses et le déficit public. Partagez-vous ce sentiment ?
Je ne suis pas sceptique sur la capacité de la France à les réduire, bien au contraire, mais je suis, en effet, plus que sceptique sur la capacité du gouvernement Hollande à le faire. Même si l’exercice est difficile, je reste persuadé que nous pouvons réduire les dépenses à l’exemple de ce que j’ai fait quand j’étais au ministère de la Défense. Pour avoir été à la tête d’un ministère qui a fait le plus gros effort, avec 1,6 milliard d’euros d’économies de fonctionnement, je sais que c’est est un exercice difficile. Il faut faire preuve de pédagogie et de beaucoup de volonté. Je mesure aussi à quel point réduire les dépenses de 50 milliards sur trois ans, quand on est socialiste, doit être compliqué…

Vous ne croyez pas que le gouvernement tiendra ses engagements…
Entre les clientèles électorales à entretenir et le réflexe d’augmenter la dépense publique au moindre blocage, il est impossible de lancer la moindre réforme systémique. A fortiori quand le pouvoir est aussi impopulaire. Je note que Nicolas Sarkozy n’aurait jamais pu réussir la réforme des universités s’il ne l’avait pas fait voter au début de son quinquennat.

Que préconisez-vous pour réduire la dépense publique ?
Le niveau des prélèvements obligatoires en France n’est plus supportable. Le seul outil de finances publiques possible est la réduction structurelle de la dépense publique. Cette dernière doit non seulement permettre de mettre fin à la spirale d’endettement de l’État de notre pays, mais aussi de dégager les marges de manœuvre pour libérer les initiatives et conduire une vraie politique de l’offre (financement du choc de compétitivité et baisse des prélèvements obligatoires). C’est pourquoi nous proposons de mettre en place un plan de réduction des dépenses publiques de 80 milliards d’euros.

Vous préconisez notamment de relever la durée hebdomadaire du travail…
L’une des mesures fortes serait le retour aux 39 heures payées 35. Je précise que, dans le secteur privé, cela se ferait bien entendu dans le cadre d’accords au sein des entreprises. C’est donc l’une des mesures à prendre pour un véritable choc de compétitivité pour notre pays et cela permettrait à l’État de récupérer 11 milliards d’euros d’aides aux entreprises. Avec le retour aux 39 heures dans la fonction publique, on pourrait ne pas remplacer 2 fonctionnaires sur 3 partant à la retraite. Augmenter la durée hebdomadaire du travail ferait repartir la croissance et l’emploi et par conséquent améliorerait les recettes de l’État et des organismes sociaux.

Croyez-vous qu’une réforme des collectivités locales puisse permettre de faire des économies ?
Oui, c’est pour cela qu’il faut accélérer, alors que le gouvernement est en train de caler sur cette question. Il est nécessaire à la fois de clarifier les compétences et de supprimer des échelons. On devrait pouvoir, sans susciter de drame, regrouper les petites communes et passer ainsi de 36 000 à 10 000. Tout cela, bien sûr, en tenant compte des différences entre les zones de montagne et les zones de plaines, et en fixant un cap clair. La réalité aujourd’hui est que l’essentiel du pouvoir des petites communes est remonté au niveau intercommunal. D’autre part, il est nécessaire d’articuler les départements et les métropoles. Et dans les régions les plus urbanisées de France, je suis favorable à la suppression du département. Il faudrait aussi procéder à un redécoupage régional.

Sur la clarification des compétences, êtes-vous opposé à la clause de compétence générale ?
Il faut mettre fin à la clause de compétence générale sauf pour les communes.

Le programme de votre parti, l’UDI, propose de revoir la gestion paritaire de certaines politiques publiques…
Un volume considérable de dépenses publiques est géré par les partenaires sociaux : 650 milliards d’euros. Et personne n’est capable de donner le nom d’un seul gestionnaire d’organisme qui gère beaucoup plus que n’importe quel ministère ! Il est temps de passer d’un paritarisme de gestion à un paritarisme de stratégie. D’accord pour que les partenaires sociaux soient seuls maîtres à bord pour l’assurance chômage ou les accidents du travail, mais il faut en finir avec l’émiettement des politiques quand il s’agit de la famille ou de la formation professionnelle.

Préconisez-vous une réforme de la fonction publique et une remise en cause du statut ?
Avec le retour aux 39 heures et l’instauration de la règle du “2 sur 3”, on ferait déjà un pas important. On n’aurait pas besoin de toucher au statut de la fonction publique. Je souhaite par ailleurs que les recrutements des salariés des opérateurs exerçant des missions non régaliennes soient désormais réalisés sous droit privé. Une meilleure gestion des agences et opérateurs de l’État permettrait de réaliser plus de 3 milliards d’euros d’économies.

Êtes-vous favorable à la poursuite du gel du point d’indice pour les fonctionnaires ou au blocage de leur avancement ?
On est typiquement sur la mesure de “rabot” qui finit par décourager tout le monde. Les fonctionnaires et les Français dans leur ensemble sont épuisés par les efforts qu’on leur demande depuis des années, en vain. Le gel du point d’indice ou de l’avancement n’est pas à la hauteur de l’enjeu, car le pays a aussi besoin de fonctionnaires qui se sentent bien dans leur vie professionnelle.

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L’ombre du gel salarial revient planer sur la fonction publique

Après le ministre de l’éducation, c’est le président du groupe PS à l’Assemblée qui a assuré que le gel des primes et de l’avancement des fonctionnaires était « sur la table ».

Malgré ses difficultés à trouver les 50 milliards d’euros d’économies promis d’ici à 2017, le gouvernement assure toutefois qu’il n’entend pas tailler davantage dans la rémunération des fonctionnaires.

 

Comment évolue la rémunération des fonctionnaires??

Les dépenses de personnels de la fonction publique représentent un enjeu colossal. La sphère publique emploie en effet 5,5 millions de fonctionnaires répartis entre l’État (2,5 millions), la fonction publique territoriale (1,9 million) et les hôpitaux (1,1 million) et y consacre près du quart des 1 200 milliards d’euros de dépenses publiques.

Dans la seule fonction publique d’État, les rémunérations représentent environ 80 milliards d’euros (sans compter les pensions) et augmentent « naturellement » de 1,3 milliard d’euros par an. Pour freiner cette hausse, l’État a gelé depuis quatre ans le point d’indice, la base de calcul des traitements qui n’évolue donc plus en fonction de l’inflation. Malgré tout, la masse salariale continue d’augmenter au rythme des mesures catégorielles (coups de pouce à certains métiers) et du glissement vieillissement technicité (le GVT) pour l’avancement à l’ancienneté ou via les concours.

Pourquoi le débat revient-il régulièrement??

À l’heure où le gouvernement recherche 50 milliards d’euros d’économies, l’idée de couper ou, à tout le moins, de freiner l’évolution des dépenses de personnel ressurgit avec une acuité nouvelle. C’est un remède jugé incontournable par de nombreux économistes et clubs de réflexion libéraux comme l’Ifrap. Selon ce dernier, le simple « gel total des salaires des fonctionnaires permettrait d’économiser 2,4 milliards d’euros ».

La Cour des comptes estime également que « le gel du point ne suffira pas à garantir le respect de l’objectif fixé de limiter à 300 millions d’euros l’augmentation de la masse salariale en 2014 et 2015 ». À ses yeux, il n’y a guère que deux options?: réduire les effectifs ou stopper les augmentations. François Hollande ayant basé sa campagne sur la promesse d’une stabilité des effectifs (les créations de postes dans l’éducation ou la sécurité étant équilibrées par des diminutions ailleurs), la première option est résolument écartée par le gouvernement. Dans ces conditions, mettait en garde la Cour des comptes en juin dernier, il faudra « une politique salariale très rigoureuse, combinant le gel ou la faible revalorisation de la valeur du point, la forte réduction de mesures catégorielles, le ralentissement significatif des déroulements de carrière (GVT) ».

Quelle est la position du gouvernement??

Si l’actuel gouvernement a maintenu jusqu’à présent le gel du point d’indice instauré par son prédécesseur, il n’a jamais clairement exprimé ses intentions pour le futur. Voilà pourquoi l’idée d’un gel des avancements et des primes lancée la semaine dernière par Vincent Peillon a provoqué un bel émoi, contraignant le ministre à un démenti rapide.

La même prudence a conduit jeudi 13 février Jean-Marc Ayrault lui-même à contredire fermement Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale qui avait assuré la veille que cette option était « sur la table ». « Ce n’est pas vrai. Je ne suis pas favorable à la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires » a martelé le premier ministre sur Europe 1. Les organisations syndicales, en tout cas, ont déjà montré leur détermination à combattre une telle idée qui constitue, selon l’expression du patron de FO, Jean-Claude Mailly « un casus belli ».

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Nouveau statut des enseignants : feu vert syndical

Le ministère envisage une présentation des nouveaux textes avant le congrès du puissant syndicat du second degré, le SNES, prévu fin mars.

C’est un accord verbal, certes. Mais que certains ne manqueront pas de présenter comme historique puisque il est destiné à remplacer des textes datant de 1950, et sur lesquels nombre de ministres se sont cassés les dents.

Comme nous l’annoncions la semaine dernière , les syndicats d’enseignants, réunis au ministère ce mercredi après-midi pour une réunion décisive sur un nouveau statut pour les enseignants du second degré, ont approuvé la réforme négociée avec le ministère de l’Education nationale. De source syndicale, le SNES-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNALC se sont prononcés en faveur de la réforme.

Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, veut désormais aller vite. Et présenter les nouveaux textes lors du comité technique ministériel du 27 mars, soit… quatre jours avant le congrès du puissant SNES qui s’ouvre le 31 mars à Marseille. Reste, pour les syndicats, à s’accorder sur le montant des indemnités qui découlent de cet accord verbal (indemnité de coordinateur de discipline, de référent culturel…)

Nouvelles indemnités en vue

Et -élément nouveau sorti de la réunion de mercredi après-midi- à suivre de près le dispositif prévu pour les professeurs de lycées professionnels (PLP) et d’éducation physique et sportive (EPS) qui enseignent en première et en terminale. Ils devraient toucher une nouvelle indemnité, en tout cas pour les enseignants d’EPS. Pour les PLP en revanche, c’est une remise à plat d’une autre indemnité -celle de contrôle en cours de formation (CCF)- qui se profile, avec une redistribution entre enseignants de PLP qui se veut plus équitable qu’aujourd’hui.

Les professeurs des classes préparatoires, qui avaient vivement protesté en décembre contre le projet du ministère de l’Education nationale, feront l’objet d’un traitement spécifique ultérieur.

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Métier enseignant : Un accord mou mais durable

Peut-on parler d’accord historique ? Les propositions ministérielles présentées au groupe de travail sur les enseignants du second degré le 12 février aboutissent à un consensus entre les principales organisations syndicales et le ministère pour remplacer les décrets de 1950. S’il apporte des avancées positives aux enseignants du second degré, il ne change qu’à la marge l’état existant et n’est pas porté par les syndicats comme un véritable accord. Ce toilettage met de la transparence dans les pondérations et missions des enseignants. Il simplifie les choses et fixe dans de nouveaux textes des règles simples qui seront plus difficilement contestables. Il reste maintenant à les transformer en décrets. Ce devrait être fait fin mars 2014 pour une application en septembre 2015.

Pour le ministère, il s’agit “d’un accord historique” fruit de “longues discussions” avec les syndicats. Il reconnaitrait pour la première fois “l’intégralité des missions des enseignants”,  “le travail en équipe” et les relations avec les parents. Mais le Snes, syndicat majoritaire, préfère parler de “fiches”, plutôt que d’accord, et le syndicat appelle déjà à en dépasser les termes sur certains points. L’autre grand syndicat, le Se-Unsa, parle de “réforme”, “d’évolutions positives” et de “première étape dans la reconnaissance du métier”. On le voit, ce nouveau texte est interprété de façon bien différente. Les organisations syndicales voient bien les points positifs du texte. Mais de là à proclamer un accord avec le ministère, il y a un pas que certaines ne veulent pas faire…

 

Le document définit le métier d’enseignant en  distinguant la mission d’enseignement qui est la “principale”, de missions “liées à la mission d’enseignement” et de “missions complémentaires”. Sous la pression du Snes, le métier reste donc défini en nombre d’heures d’enseignement, sans changement par rapport à la situation présente. Les missions liées, comme la préparation et l’évaluation, sont mentionnées mais pas chiffrées, tout comme le travail en équipe d’enseignants ou pluri professionnelle. Un certifié c’est toujours quelqu’un qui enseigne 18 heures devant les élèves. Enfin il y a des missions complémentaires comme coordonateur ou référent seront définies par une circulaire ministérielle.

 

Ce qui change c’est à la périphérie dans la définition de pondérations ou d’indemnités. Toute heure devant élèves est considérée comme une heure de travail y compris par exemple les TD de groupe ou les chorales. Un allègement d’une heure est reconnu aux enseignants sur plusieurs établissements sur plusieurs communes (ou si 3 établissements de la même commune). Un allègement identique est consenti pour la préparation du laboratoire en SVT ou physique-chimie. Une indemnité est aussi donnée en EPS aux professeurs d’EPS en première te terminale. Toutes les autres décharges existant actuellement (heure de laboratoire en histoire-géo, de technologie etc.) ne seront plus reconnues que par des indemnités. Mais ce point reste à être précisé : elles ne sont pas mentionnées dans le texte.

 

Celui-ci installe un régime de pondérations : 1,25h pour 1h d’enseignement en BTS, 1,1 h pour 1h en première et terminale générale et technologique dans la limite d’une heure. L’heure de première chaire n’était due jusque là qu’avec des conditions restrictives et variables de facto. Les PLP bénéficieront d’une indemnité à partir de 6 heures en première ou terminale pro ou terminale CAP. En CPGE, le nouveau système n’est pas simple. Les enseignants intervenant ponctuellement en CPGE bénéficient d’une pondération de 1,5h pour une heure. Pour les enseignants faisant la totalité de leur service en CPGE, un nouveau texte définira leur service. Enfin une pondération d’1,1h heure pour une heure est accordée aux professeurs exerçant “dans les  établissements les plus difficiles”,  à coup sur les Rep+. Le texte rappelle la promesse d’affecter 4000 postes aux collèges. Il annonce la création d’un nouveau grade , le GRAF réservé aux enseignants des Rep+ et à ceux qui auront exercé certaines missions.

 

Réalisé à minima, cet accord qui n’en est pas vraiment un, redistribue les moyens existants entre les enseignants. Il élargit le nombre des enseignants bénéficiaires de pondérations. Le ministère a cherché le consensus et s’apprête donc à graver dans le marbre des décrets des documents qui rendent simplement plus transparent l’existant.

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Noisiel : blocus reconduit au lycée Gérard de Nerval

A l’issue d’une assemblée générale qui s’est réunie ce matin à huit heures, les enseignants ont décidé à l’unanimité de reconduire le blocus jusqu’à demain matin. Voici maintenant près d’une semaine que les enseignants du lycée Gérard de Nerval, à Noisiel, bloquent l’entrée de l’établissement pour protester contre la réduction annoncée de la dotation horaire globale (DHG).

Reçus hier par des représentants du rectorat de Créteil. « Nous avons été écoutés mais pas entendus », résume Henri Fiers, professeur d’histoire de l’art au lycée de Noisiel. Le rectorat ne s’est en effet ni engagé à revoir la sectorisation scolaire, de façon à ce que davantage de collèges puissent fournir en élèves le lycée, ni à revenir sur les 70 heures qui seront amputées de la DHG l’année prochaine. Tout juste a-t-il été obtenu la création d’un poste de professeur d’allemand mais cette décision était déjà plus ou moins actée, selon Henri Fiers. Par ailleurs, les épreuves du blanc, qui devaient se dérouler cette semaine, ont été repoussées après les vacances scolaires.

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Salaire des fonctionnaires : le gel de l’avancement juste ou injuste, efficace ou pas ?

Pour atteindre son objectif de 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017, le gouvernement étudierait en ce moment la possibilité d’un gel de l’avancement des salaires des fonctionnaires. Selon les modalités choisies, les montants en jeu peuvent être très variables.

Atlantico : Le gel de l’avancement des fonctionnaires est “sur la table”, a confié Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée, mercredi sur France Info. Ce gel, comme l’avait laissé présager la rumeur la semaine dernière, est l’une des pistes envisagée par le gouvernement pour effectuer des économies. Mais quel serait l’impact budgétaire du gel de l’avancement des fonctionnaires ? Quelles seront les économies réalisées ?

Jacques Bichot : Les économies que l’on peut attendre d’une telle mesure ne peuvent pas être calculées en l’absence de diverses précisions : s’agit-il de différer l’effet des augmentations liées à l’avancement de classe ou d’échelon, tout en maintenant cet avancement sur le papier ? Ou bien de faire perdre un an d’ancienneté à tous les fonctionnaires ? Et combien de temps durera la mesure ?

Autrement dit, si un fonctionnaire doit statutairement être promu du 2e au 3e échelon le 1er avril 2014, plusieurs mesures sont envisageables pour faire des économies :

– 1ère possibilité, au 1er avril 2014 il passe au 3e échelon, mais son traitement est gelé pendant un certain temps (1 an par exemple) au niveau qu’il avait au 2e échelon. Il aura son augmentation de salaire au 1er avril 2015, et à cette date il bénéficiera d’un an d’ancienneté dans le 3e échelon. Les pouvoirs publics le privent seulement de, par exemple, 50 € par mois pendant une année. À partir du 1er avril 2015, son traitement augmente de 50 €. Il aura perdu 600 €, rien de plus. Le Trésor ne fait une économie que sur 2014 (à hauteur de 450 €) et 2015 (à hauteur de 150 €).

– 2de possibilité : le changement d’échelon est reporté au 1er avril 2015. Le suivant (passage du 3e au 4e échelon) aura également lieu un an plus tard, et ainsi de suite tant qu’il ne sera pas au sommet de sa carrière. Cette fois, notre fonctionnaire perd 600 € par an pendant 5 ou 10 ou 20 ou 30 ans ; le Trésor fait une économie pendant des années, en nombre variable selon que le fonctionnaire est en début ou en fin de carrière.

– 3e possibilité : les pouvoirs publics reconduisent leur plaisanterie deux années de suite, de façon à gagner 1 200 € dans le premier cas, ou X fois 1 200 € dans le second.

On voit que les économies budgétaires que produirait une telle mesure ne sont pas quantifiables tant qu’elle n’est pas mieux définie. Dans le cas le plus bénin (1ère possibilité) il y aurait une économie de quelques centaines de millions d’euros – un gros modèle informatique et une énorme base de données seraient nécessaires pour être plus précis.

Existe-t-il des exemples à l’étranger où l’avancement des fonctionnaires a également été gelé durant une période donnée pour faire des économies ? Quel bilan peut-on tirer de ces expériences ?

Des coupes ont été faites dans les traitements des fonctionnaires grecs, lorsque la Grèce a été mise sous pression par Bruxelles et par ses prêteurs, et d’autres pays avaient auparavant agi dans le même sens (par exemple le Canada dans les années 1990). En revanche, il ne me vient pas à l’esprit un exemple de gel de l’avancement, mais peut-être tel ou tel pays a-t-il utilisé ce type de mesure, je ne suis pas omniscient !

Ce gel de l’avancement est-il injuste ? L’avancement des fonctionnaires n’est-il pas le seul moyen de récompenser les agents méritants ?

Il faut distinguer l’avancement au choix, destiné (en principe) à reconnaître des mérites particuliers, et l’avancement à l’ancienneté, automatique même si le fonctionnaire remplit médiocrement son office.

Le gel de l’avancement à l’ancienneté ne serait pas fondamentalement injuste ; ce qui est injuste, c’est plutôt le fait de faire commencer certaines carrières à des niveaux ridiculement faibles, en comptant sur les avancements à l’ancienneté pour compenser. Par exemple, un maître de conférences (Bac + 8) est embauché à un niveau de salaire qu’un Bac + 2 obtiendrait dans le privé, soit un salaire initial 30 % à 40 % inférieur à celui d’un ingénieur ou cadre débutant à Bac + 5. Dans de tels cas, impossible de limiter l’avancement aux seuls “méritants”, c’est un simple rattrapage. En revanche, quand la rémunération est analogue à celle du privé, alors effectivement il serait plus juste de réserver l’avancement à ceux qui font la preuve de leur efficacité et de leur aptitude à progresser.

Est-il juste si on compare la situation des fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ?

La différence principale est la sécurité de l’emploi. Il serait normal qu’un fonctionnaire qui fait mal son travail puisse être licencié. Une autre différence est la difficulté à faire reconnaître vos compétences professionnelles à leur juste valeur si vous n’avez pas tel ou tel diplôme. En sortant de l’ENA, même si vous êtes mauvais, vous pouvez exercer des responsabilités qui ne seront jamais accessibles à un excellent cadre dépourvu de cette peau d’âne. Dans la fonction publique, le diplôme initial, et les concours ultérieurs basés sur des savoirs ayant peu de rapport avec l’efficacité professionnelle, ont trop d’importance pour le déroulement des carrières, et la véritable compétence n’en a pas assez. Le privé n’est pas parfait, mais il donne en général plus de chance de “faire ses preuves” au fur et à mesure.
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Le Roux : “Le gel des primes et avancements des fonctionnaires est sur la table”

“Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition”, a affirmé le président du groupe PS à l’Assemblée.

Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Bruno Le Roux a affirmé mercredi que le gel des primes et avancements des fonctionnaires était bien “sur la table”, avant de corriger un peu plus tard ses propos. Interrogé à Questions d’Info (LCP/Le Monde/France Info/AFP) sur cette proposition attribuée par la presse à Vincent Peillon, Bruno Le Roux a d’abord rappelé que le ministre de l’Éducation avait “démenti” l’avoir faite.

“C’est sur la table. Bernard Cazeneuve le propose aux ministres”, lui objectent les journalistes. “Je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité (…)”, a répondu Bruno Le Roux.

Polémique

Un peu plus tard, le patron des députés PS a affirmé avoir voulu dire qu’il y “a des sujets qui sont sur la table dont peut-être celui-là”. En tout état de cause, si cette hypothèse de gel était proposée “j’y serais défavorable”, a poursuivi Bruno Le Roux. “Je dis, d’ores et déjà ici, que dans la fonction publique, dans toutes les fonctions publiques, celle de l’éducation comme toutes les autres, je serai attentif aux fonctionnaires qui sont aujourd’hui les plus modestes, et notamment les fonctionnaires de catégorie C”, avait-il dit à Questions d’info.

La polémique avait fait rage la semaine dernière, quand les Échos et le Figaro avaient attribué à Vincent Peillon la proposition de geler l’avancement et les promotions de l’ensemble des fonctionnaires. L’intéressé avait aussitôt démenti ces propos, suivi du Premier ministre. Le gouvernement est à la recherche de 53 milliards d’euros d’économies en trois ans.

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Alerte à la dépression chez les jeunes diplômés !

La génération Y a le moral à zéro. C’est en tout cas ce que révèle le 3e Baromètre de « l’Humeur des jeunes diplômés » réalisé par Deloitte/Ifop. Qu’ils soient sans emploi moins de trois ans après la validation de leur diplôme ou salarié en entreprise, les jeunes ne sont qu’un sur deux à encore faire preuve d’optimisme dans l’avenir et 37 % à affirmer que le diplôme reste le meilleure sésame pour s’ouvrir les portes de l’emploi.


Trouver un emploi lorsqu’on est jeune diplômé relève aujourd’hui du parcours du combattant. La dépression guette et les motifs pour retrouver le moral sont rares. Quand on sait que 49 % des diplômés sont au chômage moins de trois ans après avoir terminé leurs études (contre 45 % en janvier 2013) et que la durée de recherche d’un emploi s’allonge d’année en année (plus de cinq mois actuellement, soit sept semaines de plus qu’en 2013), on comprend que l’humeur ne soit pas au beau fixe.

Les jeunes salariés ont en moyenne envoyé 27 C.V pour décrocher un emploi contre 16 l’année dernière. Sécurisation de l’emploi oblige, ils tiennent à rester dans leur entreprise le plus longtemps possible (59 %) portant de ce fait un coup violent aux actions entrepreneuriales qui ne séduisent plus que 6 % d’entre eux. Pourtant, le diplôme reste toujours le meilleur outil pour s’ouvrir les portes des entreprises mais les jeunes peinent à admettre son utilité dans le contexte socio-économique actuel, surtout les moins de 25 ans dont le taux de chômage atteint 70 %.


Pourquoi toujours plus de difficultés pour trouver un emploi ?

Les jeunes chômeurs diplômés expliquent leurs difficultés à trouver un emploi par le fait que peu d’offres correspondent à leur profil (56 %), qu’ils n’obtiennent pas de réponse des recruteurs (48 %) et qu’ils ne bénéficient pas d’un réseau professionnel suffisant pour s’ouvrir des perspectives plus larges (43 %). Pour 50 % d’entre eux, le manque d’expérience professionnelle les pénalise auprès des employeurs qui préfèrent, par ces temps de crise, recruter des profils expérimentés plus âgés et au même salaire que les débutants. La concurrence entre les adultes et les jeunes en recherche d’emploi s’amplifient donc : 57 % d’entre eux pensent d’ailleurs ne pas être recrutés dans les six prochains mois (63 % chez les diplômés d’IUT.


L’épanouissement attendra

Le regard porté sur les employeurs change également, signe d’une désillusion tenace. Les jeunes chômeurs, particulièrement, sont 68 % à avouer leur méfiance envers les entreprises (contre 46 % pour les salariés en poste). Désormais, travailler c’est d’abord vouloir gagner sa vie (63 %), l’épanouissement étant secondaire pour 76 % de l’ensemble des jeunes diplômés. Une bonne nouvelle toutefois : les plus de 25 ans sont majoritairement recrutés en CDI (82 %). Les diplômés de grandes écoles (84 %) et de deuxième cycle universitaire (79 %) particulièrement. 


L’expatriation, une tentation bien présente

Plus d’un quart des diplômés interrogés s’avouent séduits par l’idée de s’expatrier pour augmenter leurs chances de trouver un emploi. Cette perspective est particulièrement présente chez les jeunes issus de 3e cycle universitaire qui, à 45 %, pourraient envisager de quitter la France. Les destinations privilégiées restent le Canada (37 %), les Etats-Unis (35 %), le Royaume-Uni (26 %) et l’Australie (18 %). Si l’étranger est perçu comme une terre plus accueillante en termes d’emploi, ce n’est pas son seul atout. Les jeunes diplômés y voient une possibilité de s’immerger dans un environnement culturel différent (58 %) et un milieu professionnel plus positif  (50 %) qui propose de meilleures rémunérations et permet de perfectionner une langue étrangère (45 %).


Mais la France n’est pas dépourvue d’atouts professionnels

Pour 8 jeunes sur 10, notre pays est encore une terre d’avenir. Les motifs pour y rester ne manquent donc pas : 44 % apprécient la qualité de la vie, 33 % le dynamisme de leur secteur d’activité et 31 % l’encadrement juridique des contrats de travail. En revanche, les possibilités d’innover ne recueillent que 14 % d’avis favorables. L’état du marché du travail n’est jugé favorable que par 8 % des diplômés interrogés qui s’avouent inquiets face à l’environnement socioéconomique actuel (11 %).

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Rapport : Quelle reconnaissance des diplômes dans les conventions collectives ?

Une récente enquête du CEREQ analyse la place des diplômes dans les grilles définies par les branches professionnelles. Premier enseignement : à niveau égal, un diplôme n’est pas évalué de la même manière selon les secteurs d’activité. Deuxième enseignement : le diplôme n’est pas forcément valorisé sur le plan des salaires même s’il est exigé à l’embauche.


L’enquête de Pascal Caillaud, de Nathalie Quintero et de Fred Séchaud, intitulée « Quelle reconnaissance conventionnelle des diplômes dans les relations formation-emploi ? La place, le statut et le rôle des diplômes dans les conventions collectives » nous renseigne sur la valeur du diplôme dans l’entreprise. Les auteurs constatent d’abord que « De manière générale, la référence au diplôme dans les conventions collectives reste forte, mais est en diminution. » La bonne nouvelle ? Les CQP (Certificat de qualification professionnelle) intègrent dorénavant les grilles des conventions collectives au même titre que les diplômes de l’Education nationale même si c’est dans une bien plus faible proportion.


Les branches tenant compte des diplômes dans leur classification en cite minimum cinq. Ce sont celles qui intègrent des effectifs supérieurs à 40 000 salariés qui en classent le plus. D’autres (11 %), ne citent aucun niveau de formation ni de diplôme dans leur classification.


Des diplômes inégalement représentés

Globalement, les diplômes de niveau V et III sont assez bien représentés dans les classifications. Le CAP est cité à hauteur de 61 %, le BEP 42 % et le BTS 43 %. En revanche – et c’est la surprise – le bac pro n’apparaît lui qu’à hauteur de 23 % alors que sa dimension est spécifiquement professionnelle. « De 2001 à 2010, la négociation de branche portant sur la formation professionnelle continue a connu plusieurs périodes, marquées par la négociation au niveau national et interprofessionnel. Elle entraine peu de reconnaissance salariale des diplômes et des certifications. La plupart des textes comportent des dispositions de principe très générales, stipulant la reconnaissance des formations professionnelles suivies par les salariés. Rares sont les accords qui font référence à la reconnaissance des diplômes acquis par des dispositifs particuliers. » Si le diplôme reste un sésame pour s’ouvrir les portes des entreprises, il a somme toute une valeur inégale en termes de salaire selon les secteurs d’activité surtout lorsqu’on le valide par la voie de la formation continue.

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