La confé­dé­ra­tion géné­rale des tra­vailleurs de Mayotte (CGTMa) a réagi avec amer­tume au choix du ministre de l’Education natio­nale, Vincent Peillon, d’ériger une seule com­mune de Mayotte, Dembeni, au sud de l’ île, en zone d’éducation prio­ri­taire, tan­dis que le SNES s’en réjouit.

Le secré­taire géné­ral adjoint de la CGTMa, Kamiloudine Djaffar, estime qu’une fois de plus, Mayotte est mise en queue du pelo­ton national.

“Avec des dif­fi­cul­tés, des retards, des freins que nous traî­nons depuis une dizaine, une ving­taine d’années voire une géné­ra­tion, c’est une mesu­rette qui est une fois de plus don­née à Mayotte”, a-t-il dit. “On constate que les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs, de droite ou de gauche ne prennent pas la juste mesure de la gra­vité du pro­blème dans notre dépar­te­ment et c’est vrai­ment dom­mage”, a déclaré Kamiloudine Djaffar.

Il attire à nou­veau l’attention sur le déca­lage du niveau sco­laire entre les élèves de la métro­pole et des autres DOM et ceux de Mayotte.

“Nous sommes amè­re­ment déçus d’autant plus que nous n’arrêtons pas de répé­ter que c’est toute l’ île de Mayotte qui doit être érigée en ZEP (…) Nous nous posons la ques­tion de savoir sur quels chiffres le vice-recteur qui a pour­tant vécu ici au cours d’une pre­mière muta­tion ou affec­ta­tion s’est basé pour inci­ter le gou­ver­ne­ment à ne rete­nir (que) Dembeni (…)c’est de l’aberration”, a-t-il souligné.

Au SNES, Thierry Wuillez s’est glo­ba­le­ment réjoui de la prise en compte par le gou­ver­ne­ment d’une reven­di­ca­tion que son syn­di­cat vieille de 14 ans.

“Le gou­ver­ne­ment répond enfin à nos attente (…) Tout ne va pas bas­cu­ler à la ren­trée 2014 mais on peut consi­dé­rer qu’en quelques années, en tout cas à la fin du quin­quen­nat (…) tout devrait être bas­culé en éduca­tion prio­ri­taire”, a affirmé Thierry Wuillez.