La Depp, à tra­vers l’analyse de la mobi­lité des ensei­gnants du second degré, a mis en évidence dif­fé­rents pro­fils aca­dé­miques dans la nou­velle édition de Géographie de l’école.

En effet, les aca­dé­mies d’Outre-mer et la Corse se dis­tinguent par la sur­re­pré­sen­ta­tion des PLP tan­dis que Paris, Créteil, Versailles et Lyon sont mar­quées par la place impor­tante des agré­gés. Ces der­niers sont à Paris 29 %, puis dans les aca­dé­mies de Versailles, Lyon et Créteil 17 %. Les aca­dé­mies d’Outre-mer comptent quant à elles une faible part d’agrégés. De plus, la pro­por­tion de contrac­tuels varie “sub­stan­tiel­le­ment” avec des taux élevés en Guyane et Mayotte et rela­ti­ve­ment bas au Nord-Ouest et dans l’Est.

La Depp a ainsi mis en évidence les aca­dé­mies attrac­tives sur la base du mou­ve­ment des ensei­gnants du second degré. Il est donc pos­sible de dis­tin­guer trois pôles prin­ci­paux : les aca­dé­mies peu attrac­tives, les aca­dé­mies attrac­tives, et les aca­dé­mies moyennes.

Des aca­dé­mies peu attractives

Les aca­dé­mies peu attrac­tives peinent à com­pen­ser les nom­breux départs d’enseignants titu­laires, prin­ci­pa­le­ment dus aux départs en retraite et aux sor­ties vers d’autres académies.

Les aca­dé­mies de Créteil, Versailles et Amiens, par­ti­cu­liè­re­ment peu deman­dées et que beau­coup d’enseignants sou­haitent quit­ter, pré­sentent ces carac­té­ris­tiques de manière mar­quée. De plus, à Dijon, Orléans-tours, Reims, Rouen et Amiens, ces aca­dé­mies accueillent moins de titu­laires que de néo-titulaires et font rare­ment l’objet de pre­miers vœux.

Les aca­dé­mies attractives

Les aca­dé­mies de Rennes et Bordeaux et du Sud-Ouest de la France comme Toulouse ou Montpellier sont très recher­chées et se carac­té­risent par des flux sor­tants extrê­me­ment faibles. Peu de néo-titulaires par­viennent à inté­grer ces aca­dé­mies, et la plu­part des ensei­gnants qui y sont affec­tés les avait pla­cées en pre­mier vœu. C’est un peu moins le cas dans les aca­dé­mies de Poitiers et Limoges. L’académie de Paris est très deman­dée : trois ensei­gnants demandent à y entrer quand un demande à en sor­tir. Elle est aussi dif­fi­cile à obte­nir en pre­mier vœu que l’académie de Rennes pour les titu­laires et même plus dif­fi­cile pour les néo-titulaires. Mais dans le même temps, les demandes de sor­tie y sont aussi fréquentes.

En ce qui concerne l’académie de Corse, quatre ensei­gnants demandent à y entrer quand un cherche à la quit­ter. La Depp constate que “seule l’académie de Rennes accueille une part plus impor­tante de titu­laires“. Elle est, dans la très grande majo­rité des cas, le seul vœu for­mulé par les ensei­gnants qui la placent en tête de leurs vœux.

Enfin, les aca­dé­mies de l’Est de la France ainsi que celles de Nantes, Lille et Caen occupent une posi­tion inter­mé­diaire. Dans ces aca­dé­mies moyennes, les demandes d’affectation de titu­laires sont plus nom­breuses que celles de sortie.

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