“Aujourd’hui, lors d’une inspection, il faut produire un nombre considérable de documents (parfois présentés sous forme d’un fascicule relié!), l’enseignant doit s’autocritiquer et comme la punition n’est pas totale, il doit subir un jugement presque divin et incontestable”. Dans un courrier adressé au recteur de Nantes, le Snetaa ne mache pas ses mots. Il dénonce des ” modalités volontairement stressantes et infantilisantes” lors des inspections.

 

A l’origine de ce courrier des réunions de secteur dans l’académie où le Snetaa a réuni des plaintes d’enseignants, nous a expliqué Olivier Rosier, secrétaire académique du Snetaa pour l’académie. “Le corps d’inspection, menacé il y a peu dans ses missions, semble avoir besoin d’exister”, estime le Snetaa et il le ferait sur le dos des enseignants. Les PLP de l’académie ” demandent un retour à plus de raison et à une attitude plus responsable tenant compte de la réalité du travail d’un enseignant qui ne doit pas, pendant une semaine, passer son temps à réunir et à relier des documents divers et variés”. Dans l’immédiat, les enseignants ont décidé de ne plus produire que els documents qu’ils jugent nécessaires.

 

Ce mouvement intervient après la publication de plusieurs enquêtes, d’origine syndicale ou issue de travaux de l’OCDE, qui montrent qu’un véritable fossé existe entre l’encadrement et les enseignants en France. Une dimension qui ne semble pas perçue par le ministère qui souhaite encore appuyer sa réforme du collège sur l’encadrement.

 

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