Le nombre de départs en retraite des per­son­nels de l’éducation natio­nale a for­te­ment dimi­nué entre 2003 et 2013, indique la Depp dans une note d’information publiée ce mercredi.

En 2003, 15.282 ensei­gnants du pre­mier degré et 15.450 ensei­gnants du second degré sont par­tis à la retraite, contre res­pec­ti­ve­ment 6.542 et 9.793 en 2013. Soit une dimi­nu­tion de près de la moi­tié tous niveaux confon­dus, de 30.732 départs en 2003 à 16.335 en 2013.

Augmentation de la durée de cotisation

Parmi les causes de cette évolu­tion, le creux démo­gra­phique qui a suivi la Seconde guerre mon­diale, période de nais­sance de nom­breux ensei­gnants en âge de prendre leur retraite aujourd’hui, et le faible nombre de places offertes lorsque ces ensei­gnants ont passé les concours.

Mais cette baisse est sur­tout attri­buée aux réformes de 2003 et 2010, qui ont modi­fié le mode de cal­cul des droits à la retraite, aug­menté la durée de coti­sa­tion néces­saire à l’obtention d’une pen­sion à taux plein, et intro­duit suc­ces­si­ve­ment une sur­cote et une decote.

“Les agents retardent leur départ en retraite a?n d’avoir une pen­sion plus élevée”, sou­ligne le minis­tère. En 2013, les ensei­gnants du pre­mier degré sont par­tis à la retraite à l’âge de 58,2 ans en moyenne, et à 61,6 ans pour les ensei­gnants du second degré.