En France, 1 étudiant sur 5 suit désormais des cours dans l’enseignement privé. Le phénomène, accompagné d’une explosion des frais de scolarité, n’a pas échappé aux fonds d’investissement français et étrangers qui prennent position sur le marché de l’éducation. L’enseignement public riposte pour compenser la perte de financements, tandis que les nouveaux acteurs du numérique jouent leur carte.

Les amis d’Arnaud Parienty, dont les enfants sont sur le point d’entamer des études supérieures, tombent des nues quand ils découvrent combien les frais de scolarité se sont envolés ces dernières années. Avec des revenus parentaux de plus de 66.334?euros, il faut débourser 10?.150?euros par an à Sciences Po. Comptez 45?.000?euros pour cinq ans d’études à l’Essca Angers, et la même chose pour trois ans à l’Edhec, l’école la plus chère de France, qui avait convoqué la presse l’été dernier pour annoncer une nouvelle augmentation de ses droits de scolarité. HEC, Essec, EM Lyon, les grandes écoles de commerce avaient ouvert la voie et c’est désormais la compétition mondiale pour les talents qui structure le marché de l’enseignement, avec des coûts inflationnistes.

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