Noyé dans le décret sur les AESH, un texte permet d’utiliser les assistants d’éducation (AED) comme professeur remplaçant sans casser leur contrat d’AED. “Le contrat de l’assistant d’éducation peut être suspendu avec son accord pour lui permettre d’être recruté temporairement en qualité de professeur ou de personnel d’éducation contractuel”, précise l’article 13 de ce décret. Les cas prévus sont ” le remplacement d’un fonctionnaire ou pour faire face à une vacance temporaire d’emploi conformément aux dispositions de l’article 6 quater ou de l’article 6 quinquies de la loi du 11 janvier 1984 susvisée”.

 

“La durée de la suspension est limitée à celle de l’exercice des fonctions d’enseignement ou d’éducation”, précise le texte dans une formulation qui donne une grande souplesse à l’autorité académique. “Pendant cette période, l’intéressé bénéficie d’un congé sans traitement dont la durée ne peut excéder le terme de son contrat d’assistant d’éducation. A l’issue de son engagement en qualité de professeur ou de personnel d’éducation contractuel, l’agent est réemployé sur son précédent emploi jusqu’au terme de son contrat d’assistant d’éducation”.

 

Manquant de remplaçants , l’Education nationale vient de trouver une solution à un problème localement très criant. Mais cette évolution de la place des assistants d’éducation dans les établissements risque aussi de générer des réactions dans un monde enseignant qui considère déjà qu’il est peu considéré.

 

Le décret

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