Le ministère envisage une présentation des nouveaux textes avant le congrès du puissant syndicat du second degré, le SNES, prévu fin mars.

C’est un accord verbal, certes. Mais que certains ne manqueront pas de présenter comme historique puisque il est destiné à remplacer des textes datant de 1950, et sur lesquels nombre de ministres se sont cassés les dents.

Comme nous l’annoncions la semaine dernière , les syndicats d’enseignants, réunis au ministère ce mercredi après-midi pour une réunion décisive sur un nouveau statut pour les enseignants du second degré, ont approuvé la réforme négociée avec le ministère de l’Education nationale. De source syndicale, le SNES-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNALC se sont prononcés en faveur de la réforme.

Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, veut désormais aller vite. Et présenter les nouveaux textes lors du comité technique ministériel du 27 mars, soit… quatre jours avant le congrès du puissant SNES qui s’ouvre le 31 mars à Marseille. Reste, pour les syndicats, à s’accorder sur le montant des indemnités qui découlent de cet accord verbal (indemnité de coordinateur de discipline, de référent culturel…)

Nouvelles indemnités en vue

Et -élément nouveau sorti de la réunion de mercredi après-midi- à suivre de près le dispositif prévu pour les professeurs de lycées professionnels (PLP) et d’éducation physique et sportive (EPS) qui enseignent en première et en terminale. Ils devraient toucher une nouvelle indemnité, en tout cas pour les enseignants d’EPS. Pour les PLP en revanche, c’est une remise à plat d’une autre indemnité -celle de contrôle en cours de formation (CCF)- qui se profile, avec une redistribution entre enseignants de PLP qui se veut plus équitable qu’aujourd’hui.

Les professeurs des classes préparatoires, qui avaient vivement protesté en décembre contre le projet du ministère de l’Education nationale, feront l’objet d’un traitement spécifique ultérieur.

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