“Il convient en effet… de faire preuve d’un grand discernement sur ces affaires pour ne pas… briser la vie de personnes innocentes par des accusations infondées. Ce discernement et cette fermeté conjugués sont indispensables pour que chacun soit protégé”. Ces propos de N Vallaud Belkacem, le 24 juin, lors du débat sur les nouvelles mesures de signalement des enseignants pédophiles, ont une illustration immédiate à Gray (70). Convoqué par la direction de l’établissement le 2 juin et accusé suite à une plainte le jour même d’une élève avec signalement à l’autorité académique, un professeur de SVT du lycée Cournot s’est suicidé. Sud Education dénonce le comportement de la direction. Cette affaire illustre assez clairement les risques du signalement automatique dès l’ouverture d’une simple enquête que le projet de loi adopté le 24 juin a mis en place.

 

Le rapporteur e la loi Dominique Raimbourg, s’était opposé au texte gouvernemental en expliquant : ” La situation est très compliquée, elle se prête en plus à une émotion, parce que ce qui s’est passé à Orgères et à Villefontaine soulève à juste titre une émotion terrible. Mais, dans le même temps, il ne faut pas se laisser trop emporter par l’émotion, parce que, demain, nous aurons des victimes d’un autre type : des gens qui auront été accusés à tort, qui auront perdu leur travail. Et si nous avons à déplorer des suicides, nous regretterons d’avoir été aussi peu précautionneux avec cette partie des travailleurs qui s’occupe des enfants mais qui n’est pas dans la fonction publique.”

 

Le suicide

Débat assemblée

Pédophilie : la nouvelle loi

 

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