Attention à ne pas confondre nourriture du corps et de l’esprit. La nuance -de taille, pourrait coûter très cher à une fonctionnaire de l’Éducation nationale suspectée d’escroquerie au préjudice de l’assurance-maladie et de son employeur.

Présentée hier au procureur d’Ajaccio après deux passages en garde à vue dans la semaine, la mise en cause devrait comparaître devant la justice au mois de mai.

`En poste en Guyane, cette fonctionnaire de 48 ans bénéficiait d’un arrêt longue maladie depuis “plus d’un an”, rapporte une source proche de l’enquête. Elle est donc rentrée en Corse, dont elle est originaire, pour se consacrer à une activité très différente : la restauration. “Elle tenait un petit établissement situé dans le centre-ville d’Ajaccio qu’elle avait racheté pour un bon prix”, précise une source judiciaire.

Problème, la fonctionnaire aurait continué pendant tout ce temps à percevoir les émoluments dus à tout salarié en arrêt maladie. Formellement interdit par la loi. Et par l’Éducation nationale qui ne permet pas à ses fonctionnaires d’exercer une double activité. C’est d’ailleurs l’employeur en personne qui a averti les autorités insulaires de la situation, précise la même source. Comment a-t-on été informé de la double vie de la fonctionnaire au ministère ? “Elle ne faisait pas mystère de ses activités et était très présente sur Internet”, avance une source judiciaire.

source