L’observatoire des inégalités a lancé une vaste enquête pour déterminer le niveau de diplôme des Français. Force est de constater que la réalité est nettement moins glorieuse que les discours officiels même si les générations les plus jeunes attestent d’un niveau de diplôme beaucoup plus élevé que leurs ainés.


Les excellents pourcentages de réussite au bac chaque année nous conduiraient presque à penser que la majorité de la population française est au minimum bachelière. Oui mais voilà, la réalité est toute autre et le niveau de diplôme des Français en fonction de leur âge fort hétérogène : 13 % de nos compatriotes seulement ont ainsi validé un diplôme de niveau bac+2 et 26 % possède au mieux le certificat d’études primaires. Les 65 ans et plus sont 56 % à ne détenir aucun diplôme contre 14 % des 25-49 ans. De même, les 50 -64 ans ne sont que 11,4 % à avoir validé un diplôme supérieur contre 20,6 chez les plus jeunes. Preuve que l’éducation avance puisque, comme le souligne l’Observatoire des inégalités, « Entre 25 et 49 ans près d’une personne sur cinq a un diplôme supérieur à bac+ 2 », même si certaines – mauvaises- langues prétextent que le niveau global baisse. La tranche d’âge la plus diplômée (25-49 ans) s’inscrit dans l’équilibre en termes de validation de diplôme : CAP-BEP : 22,4 % ; bac-brevet professionnel : 19,4 % ; bac+2 : 15,7 % ; bac+3 et plus : 20,6 %. Les 50-64 ans, eux, sont majoritairement diplômés au niveau V (27,5 %) et peu au niveau supérieur (11,4 %).


Une population peu diplômée mais formée

Pour autant, les Français dépourvus de diplôme ne manquent pas de savoirs ni de savoir-faire qu’ils ont acquis durant des périodes de formation professionnelle : « Une partie de la population, sortie du système de formation initiale peu diplômée, s’est formée par la suite, via la formation professionnelle ou à travers des expériences personnelles », constate l’observatoire des inégalités. Comme quoi, tout est relatif. On attend maintenant la même enquête intergénérationnelle en termes de niveau des connaissances : le certificat d’études des 65 ans et plus pourrait alors bien battre à plate couture le baccalauréat d’aujourd’hui.

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