MANDATS

MANDATS ET PROSPECTIVE POUR ACTION ET DEMOCRATIE , SYNDICAT MAJORITAIREMENT IMPLIQUE DANS LES LYCEES PROFESSIONNELS

Les mandats d’ ACTION ET DÉMOCRATIE tiennent compte de la volonté de nombreux militants de faire évoluer le syndicalisme qui doit être tout à la fois force de propositions et force d’actions .

Il est le reflet d’un sentiment général : depuis de nombreuses années, l’action syndicale se porte mal, très mal.

À l’heure où les politiques menées par nos dirigeants ne consistent qu’à remettre en cause et casser les acquis sociaux des salariés, nous sommes très inquiets de constater l’impuissance des organisations syndicales à résister à la vague des réformes antisociales menées dans le but de détruire et privatiser le service public au nom de le RGPP.

Ce constat ,appliqué à la rénovation de la voie professionnelle ,met en lumière le gouffre qui existe entre les effets d’annonce et la réalité d’application sur le terrain. Les nombreux engagements qui n’ont pas été tenus comme l’ouverture de sections de CAP en nombre suffisant pour accueillir les plus de 100.000 jeunes sans formation ou de BTS en Lycées Professionnels…Par ailleurs, il ne faut pas se leurrer : le véritable but à atteindre par les Ministres successifs est toujours celui de la réduction drastique des postes dans l’Education Nationale et, en particulier, dans l’enseignement professionnel public, secteur le plus fragilisé par la concurrence de l’enseignement privé, de l’enseignement patronal et de l’apprentissage.

Le récent rapport de l’IGEN ne fait que confirmer les craintes exprimées par nombre de nos collègues, quant à la possibilité offerte aux jeunes qui voudraient accéder aux formations sous statut scolaire public en Lycées Professionnels pour préparer leur avenir avec un bagage et des compétences que seuls nous, professeurs de lycées professionnels sommes capables de leur apporter.

Nombreux sont les collègues PLP qui avaient anticipé les dégâts et les dangers de la signature de ce texte, ils avaient émis les plus grandes réserves quant à la signature du protocole de discussion puis du protocole d’accord entre le ministère et les syndicats irresponsables. (SGEN-CFDT et SNETAA) .

Certes, la revalorisation de la voie professionnelle devrait s’accompagner pour certains de revalorisations indemnitaires, mais il est inquiétant de constater qu’elles se font en compensation de multiples suppressions de postes, de charges accrues de travail mettant ainsi en grand danger, le devenir voire même l’Avenir de l’enseignement professionnel public, de ses élèves et de ses personnels.

D’ailleurs, la résultante du Bac Pro 3ans et de la suppression des BEP se traduit aujourd’hui par une vague de suppression de postes jamais vu ! Pour la rentrée 2012 ! Gageons que ce nombre est bien supérieur à celui des suppressions de postes dans certaines entreprises privées qui ont pourtant entraîné des réactions exemplaires de la part des travailleurs concernés ! Et si certains syndicats font mine de classer ces suppressions massives dans un contexte de réduction générale des moyens, c’est pour mieux masquer les résultats dévastateurs des réformes qu’ils ont signées contre l’avis de leurs propres adhérents.

Face à ce constat d’impuissance ou tout au moins de compromis entre certaines syndicats et le gouvernement, notre syndicat vous proposent de suivre une autre voie pour un syndicalisme différent en continuant à faire confiance massivement à ACTION ET DEMOCRATIE. Cela ne participe pas d’un souhait systématique de s’opposer afin de faire semblant d’exister ; c’est la volonté d’agir différemment dans un monde syndical en pleine perdition de ses repères identitaires. Il n’y a rien de surprenant que de prendre ses responsabilités en faisant vivre un syndicalisme nouveau qui tourne enfin le dos aux clichés des syndicats instrumentalisés et crispés sur les moyens que leur octroie l’administration qu’ils sont sensés combattre .

Notre volonté de renforcer ACTION ET DEMOCRATIE traduit également par notre refus de diluer notre organisations syndicale en adhérant à une nouvelle fédération ou confédération, quelle qu’elle soit. Notre volonté est au contraire de faire largement gagner notreduo A&D et SE/UNSA aux prochaines élections professionnelles du 13 au 20 octobre 2011.

L’ACTION :

Notre syndicat ACTION ET DEMOCRATIE vous propose d’en finir avec les compromis, voire les compromissions, en recherchant, chaque fois qu’il le faudra et qu’ils le pourront, la plus large unité syndicale. Les élus d’ ACTION ET DEMOCRATIE, réagiront et agiront immédiatement contre toute attaque vis à vis de l’enseignement professionnel public , de l’enseignement général, technologique et de l’ensemble du système éducatif.

Aujourd’hui, trop de collègues sont en souffrance et ce qu’ils demandent à leur syndicat , ce sont des réponses rapides et claires sur les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.

Il n’est pas normal de subir sans cesse de fortes régressions en ce qui concerne nos formations (disparition quasi générale de la comptabilité, du secrétariat, de la maintenance, des équipements industriels, de l’électronique…, déprofessionnalisation des SEGPA), notre enseignement (diminution des horaires d’Arts Appliqués, régressions aussi pour l’enseignement général…), multiplication à tout va des CCF, nos carrières (développement inacceptable de la notation au mérite), nos conditions de travail, zones élargies pour les TZR qu’ils soient PLP ou Certifiés…), notre droit à mutation (mise à mal du paritarisme, suppression des groupes de travail sur les nominations, limitation drastique des capacités d’accueil…), notre avenir d’enseignants (suppression massives de postes, développement de la précarité, diminution des postes offerts aux concours…), notre attachement justifié et historique à la laïcité (développement forcené de l’apprentissage et du Lycée des métiers…) ! Contre tout cela, ACTION ET DEMOCRATIE ne se satisfera pas d’écrire des pages et des pages pour le dénoncer car cela ne sert plus à RIEN ! Il vous propose d’agir ensemble avec pour point d’appui les sections locales puis départementales et académiques, le National agissant pour les accompagner et les fédérer afin de faire comprendre à nos gouvernants que les PLP sont incontournables dans la défense de l’enseignement professionnel public et qu’ils ne sauraient accepter une quelconque remise en cause de la dignité de notre métier et de nos formations initiales en LP. SEP. SEGPA ET EREA.

Il faut que le gouvernement réalise enfin de la chance pour notre Nation d’avoir un enseignement Professionnel Public de cette qualité, certes encore perfectible mais au combien fédérateur de l’énergie d’une jeunesse qui a tant besoin de repères et d’espoir !

Il n’est pas admissible de constater que des dizaines d’années de travail acharné des PLP pour une formation professionnelle digne des élèves de notre pays soient ainsi foulées aux pieds dans le seul but de diminuer la charge de l’état dans l’enseignement public. Il s’agit fondamentalement de l’avenir de nos jeunes et de notre pays, et ce n’est pas au traité de Lisbonne de régenter tout ce que doit être notre DEVENIR !
Cela ne sera certes pas facile mais l’action syndicale ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

LA DEMOCRATIE :

Les raisons d’être d’un syndicat, qui ne vit que par les cotisations de ses adhérents, sont la défense individuelle et collective de tous dans le respect de l’intérêt général. Et donc un des principes intangibles du syndicalisme, tel qu’énoncé par la Charte d’Amiens, est le pouvoir que doit détenir la « base » puisque c’est ainsi que l’on doit l’appeler, dans les décisions qu’est amené à prendre le « sommet ». Tout dirigeant d’un syndicat, à quelque niveau que ce soit, ne détient un « pouvoir » que parce qu’il a été élu par la base. Il n’est pas possible d’une telle ou un tel parle à sa place : quand il s’exprime c’est en son nom et dans le respect total des mandats .ACTION ET DEMOCRATIE s’est engagé à consulter l’ensemble des adhérents sur toute question qui engagera l’avenir du métier et de nos statuts. Aujourd’hui les moyens « modernes » existent pour vous consulter le plus rapidement possible.

C’est ainsi que nous avons organisé et fait respecter le vote interne pour choisir le syndicat avec lequel nous ferons listes communes lors des prochaines élections.

En tout état de cause, il faut que cesse tout système d’indemnités pour les dirigeants syndicaux, quel que soit leur niveau, qui, tout d’abord, ne serait pas présenté en toute transparence aux instances de notre syndicat (Congrès ou CN) et qui ensuite ne correspondrait à aucune justification de dépenses supplémentaires. Cela doit être un principe fondamental si l’on veut s’épargner toute critique (justifiée) et tout obstacle à la reconnaissance de notre action syndicale par quelque autorité que ce soit !

L’action syndicale doit être au-dessus de tout soupçon et c’est pour cela que nous sommes résolument pour un retour aux sources du syndicalisme, toutes les dépenses doivent être justifiées et ceux qui chercheront à s’y soustraire seront sanctionnés. Quand les salariés en pleine détresse n’avaient plus comme seul espoir, que l’action de leurs syndicats pour retrouver force et dignité.

Ce qui « tuera » le syndicalisme, c’est le syndicalisme d’appareil où tout est décidé par quelques uns au nom de l’ensemble des adhérents qui ne sont plus consultés car n’étant pas assez initiés !

La démocratie, c’est aussi de venir à la rencontre des syndiqués que ce soit en métropole, dans les DOM ou dans les POM. Mais cela doit se faire dans l’équité afin de ne pas privilégier certains déplacements au détriment d’autres ! Redonner toute sa place à l’adhérent, à celui qui paie sa cotisation, voilà ce qui doit redonner de la force à l’action syndicale dans une société ou l’individualisme fait de plus en plus de dégâts.

ACTION ET DEMOCRATIE vous propose d’être DEBOUT, face aux attaques incessantes des gouvernants contre le Service Public d’Education et en particulier l’enseignement professionnel. Nous vous proposons de lutter, avec Vous, de toutes nos forces :

CONTRE :

  • le développement de l’apprentissage en formation initiale,

  • le Lycée des Métiers ou Lycées de pôles,

  • la globalisation et l’ annualisation des services des enseignants,

  • la généralisation du CCF qui remet en cause la délivrance de diplômes nationaux,

  • les suppressions massives de sections et de postes,

  • l’emploi des stagiaires comme moyen d’enseignement pour camoufler les manques,

  • le non respect du paritarisme,

  • le mérite qui nous dévoie de notre véritable mission d’enseignement,

  • la multiplication des heures supplémentaires et de toute charge de travail de type « travailler plus pour gagner moins »

POUR :

  • la reconnaissance et le développement de l’enseignement professionnel public en formation initiale,

  • le maintien des corps spécifiques (Certifiés, PLP…),

  • la création de sections du CAP au BTS, en passant par le maintien de formations de BEP adaptés pour des élèves ayant le CAP mais ne pouvant pas ou ne voulant pas poursuivre leurs études en BAC PRO,

  • des grilles horaires claires afin qu’elles ne puissent pas être dévoyées au niveau académique .

  • la reprofessionnalisation en SEGPA dès la 4ème afin de permettre aux élèves de redécouvrir le chemin de la réussite scolaire et un début de formation qualifiante dès la 3ème avec des compétences leur permettant une orientation ouverte en LP,

  • la création de postes de titulaires et donc la réduction forte de la précarité dont souffrent contractuels et vacataires,

  • l’augmentation immédiate de nos salaires puisque nous avons subi une baisse de 8% de notre pouvoir d’achat depuis 2000 et de près de 20% en 20 ans,

  • la retraite à 60 ans et à taux plein après 37, 5 annuités…

Chers collègues, notre avenir est lié , nous méritons votre confiance et nous avons confiance en Vous. Quel que soit le résultat des élections Professionnelles, nous serons fiers d’avoir réagi en pleine régression sociale, au moment où nombreux sont ceux qui baissent les bras face à l’adversité.

Notre inquiétude est forte quant à l’avenir de l’enseignement public ; mais ce constat doit susciter une force pour AGIR et RESISTER à tout démantèlement d’un système de formation professionnelle unique au monde.! Nous espérons que vous partagerez avec nous cette intime conviction : « Résistance n’est qu’espérance ». René Char.