Ne restons plus la majorité silencieuse !

Fondé en 2010, Action & Démocratie/CFE-CGC est un syndicat de l’Éducation nationale qui rassemble tous les personnels de l’enseignement public, quels que soient leur métier, leur corps ou leur statut.

Nous avons fait le choix d’un syndicat unique parce que les personnels de l’Éducation nationale ont beaucoup d’intérêts en commun et qu’ils sont plus forts pour les défendre ensemble. Mais Action & Démocratie est également organisé en secteurs professionnels afin que les spécificités de chaque métier et les intérêts particuliers de chaque corps soient défendus par ceux qui les connaissent réellement.

Enseignants des premier et second degrés, personnels de direction et d’inspection, CPE et PsyEN, personnels administratifs, ITRF et de laboratoire, personnels de santé et du service social, AESH, AED, contractuels : Action & Démocratie est le syndicat de tous ceux qui font vivre chaque jour l’École de la République. Nous voulons leur redonner la parole et les moyens de peser réellement sur les décisions qui les concernent.

Parce que nous sommes la majorité. Et qu’il est temps de la faire entendre. 

Faire autrement

Action & Démocratie est né d’un constat qui n’a malheureusement rien perdu de son actualité. Depuis des années, les personnels voient leurs conditions de travail se dégrader, leurs missions se transformer et leurs métiers perdre en reconnaissance. Dans le même temps, l’École traverse une crise profonde : baisse du niveau des élèves, affaiblissement de l’autorité, réformes incessantes, dévalorisation de la transmission des connaissances, destruction du baccalauréat, saccage de la formation professionnelle sous statut scolaire, école inclusive trop souvent mise en œuvre sans les moyens nécessaires, inflation des tâches administratives, banalisation de la violence et développement d’une gestion prétendument « managériale » qui maltraite parfois les personnels au lieu de les accompagner et de les soutenir quand c’est indispensable.

Face à cette situation, le syndicalisme traditionnel continue trop souvent d’appliquer les mêmes recettes avec une remarquable constance, malgré leur inefficacité tout aussi constante… Nous ne croyons pas qu’il suffise d’égrener année après année les mêmes revendications, de répéter les mêmes slogans ou de multiplier les journées de grève auxquelles presque plus personne ne participe pour défendre efficacement les personnels. Nous ne croyons pas davantage qu’un syndicat doive considérer toute réforme comme mauvaise par principe ou en fonction de la couleur du gouvernement qui la porte, ni approuver une mesure simplement parce qu’elle correspond à ses présupposés idéologiques.

Action & Démocratie préfère examiner les faits, écouter ceux qui travaillent sur le terrain, défendre ce qui mérite de l’être, combattre ce qui doit l’être avec de vrais arguments et proposer des solutions lorsqu’il en existe. Cela suppose parfois de rompre avec les discours convenus. Nous l’assumons.

Notre syndicalisme est un syndicalisme d’action et de réflexion : défense individuelle des collègues, interventions auprès de l’administration, dialogue social, propositions, mobilisation lorsqu’elle est nécessaire et recours devant les juridictions administratives lorsqu’il faut faire respecter les droits des personnels.

Nous avons notamment engagé à plusieurs reprises des actions devant le Conseil d’État. Notre expertise est également de plus en plus sollicitée dans le débat public sur l’Éducation, par des journalistes comme par des élus ou des responsables institutionnels. Mais notre première expertise reste celle des personnels eux-mêmes : Action & Démocratie est fondé et animé par des collègues qui connaissent les établissements et les services parce qu’ils y travaillent.

Quelle est la position politique d'Action & Démocratie ?

Action & Démocratie est un syndicat indépendant de tout parti politique.

Ce principe est inscrit dans nos statuts, comme il l’est dans ceux de la CFE-CGC à laquelle nous sommes affiliés. Il procède d’une conception simple du syndicalisme : défendre les intérêts professionnels des personnels et l’institution dans laquelle ils exercent sans devenir la succursale d’un parti, d’un mouvement ou d’une idéologie.

C’est pourquoi Action & Démocratie ne donne aucune consigne de vote lors des élections politiques. Nos adhérents sont libres de leurs convictions personnelles et nous ne leur demandons ni pour qui ils votent ni ce qu’ils pensent des sujets qui ne relèvent pas de l’action syndicale. Cela ne signifie évidemment pas que nous nous désintéressons de la politique éducative. Bien au contraire. La seule politique qui nous importe est celle de l’éducation.

Nous jugeons donc une réforme ou une décision à ses effets sur l’École et sur les personnels, et non à l’étiquette politique de celui qui la propose. Nous pouvons soutenir une mesure qui nous paraît aller dans le bon sens, et nous expliquons alors précisément en quoi, et en combattre une autre qui nous paraît mauvaise, quel que soit le gouvernement qui les porte.

Cette indépendance est une liberté. Nous entendons la conserver.

Alors pourquoi certains accusent-ils Action & Démocratie d'être proche de l'extrême droite ?

Parce qu’il faut bien alimenter le petit théâtre antifasciste qui, depuis quelques années, distribue généreusement des brevets d’« extrême droite » à tous ceux qui s’écartent un peu trop du camp du bien autoproclamé ou de la pensée molle qui ne sait plus dire non [1]. À force de voir surgir l’« extrême droite » partout, il faudra bientôt se méfier des nuages : pour peu que le vent les pousse de droite à gauche — ou de gauche à droite, après tout, on finit par s’y perdre — ils pourraient eux aussi devenir des nuages d’extrême droite…

Plus sérieusement, chacun sait que quelques blogs militants et certains collectifs politiques classent volontiers à l’extrême droite des positions que nous assumons sur l’autorité des professeurs, la transmission des connaissances, l’exigence scolaire, l’école inclusive ou encore la défense de la laïcité. Cela renseigne surtout sur leur conception de l’extrême droite.

Action & Démocratie n’est lié à aucun parti politique, d’extrême droite ou d’ailleurs. Et, circonstance aggravante, nous ne demandons pas davantage à nos adhérents de justifier leurs opinions personnelles : un syndicat n’est ni un parti politique ni une police de la pensée. Les personnels de l’Éducation nationale ont des convictions diverses et il ne nous appartient pas de les trier en fonction de celles-ci, d’adouber les uns et de bannir les autres. Quoi qu’en pensent ceux qui ont le toupet de l’exiger de nous pour que nous leur ressemblions !

Nous préférons juger les politiques éducatives sur leurs résultats, les décisions administratives sur leurs conséquences et les propositions sur leur pertinence. Cette liberté-là n’est ni de droite, ni de gauche, ni d’extrême droite : elle est tout simplement syndicale.

[1] « Penser, c’est dire non. Remarquez que le signe du oui est d’un homme qui s’endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. […] » Alain, Propos sur les pouvoirs. 

Pourquoi la CFE-CGC ?

Parce que notre conception du syndicalisme et celle de la CFE-CGC se rejoignent sur un point essentiel : la reconnaissance des qualifications, des compétences et des responsabilités professionnelles.

Les personnels de l’Éducation nationale ne sont pas de simples exécutants. Qu’ils enseignent, dirigent un établissement ou un service, accompagnent des élèves, assurent leur suivi éducatif, psychologique, sanitaire ou social, administrent les établissements et les services ou participent à leur fonctionnement, ils exercent des métiers qui exigent des qualifications, des compétences et des responsabilités qui doivent être reconnues comme telles. C’est particulièrement évident pour des professions recrutées à bac + 5 et auxquelles l’État confie chaque jour la responsabilité de dizaines ou de centaines d’élèves, mais cette exigence de reconnaissance vaut pour tous les métiers que nous représentons.

La CFE-CGC est souvent associée au monde de l’entreprise. Elle est pourtant pleinement présente dans les trois versants de la fonction publique et porte une conception du syndicalisme qui accorde une importance particulière à la reconnaissance de la qualification, de l’expertise, des responsabilités et de l’engagement professionnel. Action & Démocratie est son seul syndicat dans le champ de l’Éducation nationale (pour l’enseignement public).

Cette affiliation nous permet à la fois de conserver notre connaissance des métiers et notre liberté de parole propres à l’Éducation nationale, tout en portant les revendications de ses personnels au-delà du seul ministère, au sein de la Fédération des services publics et de la Confédération CFE-CGC. Car beaucoup des questions qui déterminent aujourd’hui nos conditions de travail, nos rémunérations, nos carrières ou nos retraites se décident aussi, quand ce n’est pas surtout, à l’échelle de l’ensemble de la fonction publique.

Pourquoi rejoindre Action & Démocratie ?

On peut rejoindre un syndicat parce qu’on a besoin d’être défendu. On peut aussi le rejoindre parce qu’on partage sa conception du métier, de l’École ou du syndicalisme. Chez Action & Démocratie, les deux sont indissociables.

Nous défendons les personnels lorsqu’ils sont confrontés à l’administration, à une hiérarchie défaillante, au harcèlement ou aux pressions extérieures aussi bien qu’intérieures. Nous les accompagnons dans leurs démarches et leurs recours. Nous intervenons auprès des autorités académiques et nationales. Et lorsque le dialogue ne suffit plus, nous savons aussi utiliser les voies juridiques.

Mais défendre les personnels, c’est également défendre le sens de leur métier. Pour nous, ce sont deux choses inséparables et qui nous distinguent profondément d’organisations qui ne parviennent plus à défendre efficacement les personnels précisément parce qu’elles ont d’abord renoncé à défendre le sens de leur métier.

Nous voulons une École qui instruise, qui protège tous ceux qui y travaillent, qui reconnaisse leur qualification et leur expertise et qui leur permette d’exercer correctement les missions que la Nation leur confie.

Nous voulons aussi un syndicalisme libre, exigeant et indépendant, capable de parler franchement à tous ses interlocuteurs sans se soucier du camp auquel ils appartiennent ni du rang qu’ils occupent.

Si vous ne vous reconnaissez plus dans les vieux réflexes du syndicalisme traditionnel, si vous refusez de choisir entre la défense de vos intérêts professionnels et celle de l’École, si vous pensez que protester ne dispense ni de réfléchir ni de proposer, alors nous avons probablement beaucoup de choses à faire ensemble.

Ne soyons plus la majorité silencieuse ! Faisons entendre notre voix et, avec Action & Démocratie, faisons ensemble le pari de l’intelligence !

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Répéter les mêmes slogans, multiplier les journées de grève auxquelles presque plus personne ne participe et espérer malgré tout obtenir un résultat différent : à Action & Démocratie, nous préférons laisser la pensée magique à d’autres. Défendre les personnels, c’est d’abord défendre leur métier, réfléchir, argumenter, proposer et agir. Une autre conception du syndicalisme est possible — et nous la pratiquons.

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Au cours de l’année 2010, plusieurs secrétaires académiques du SNETAA ont été “démissionnés” du syndicat alors majoritaire dans l’enseignement professionnel. Deux ans auparavant, ce syndicat avait trahi son principal mandat en signant, à l’insu de ses adhérents et contre leur volonté, le protocole d’accord instaurant le BAC PRO en 3 ans, source de la plupart des difficultés présentes de l’enseignement professionnel.

L’émergence d’Action & Démocratie dans le paysage syndical

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A la fin des années 1940, alors que le syndicalisme français connaît des modifications fortes, le paysage syndical enseignant est plutôt simple. Il est dominé largement, pour ne pas dire écrasé, par la FEN (Fédération de l’Education Nationale) qui a réussi le tour de force de maintenir l’essentiel du monde enseignant en dehors des champs de syndicalisation de la CGT et de FO en échange de l’engagement tacite à respecter une stricte neutralité entre ces deux centrales syndicales.

organisation

Action & Démocratie/CFE-CGC est un syndicat national géré à travers deux instances statutaires :

  • un Secrétariat national composé du président, de vice-présidents et du trésorier national
  • un Bureau national composé du secrétariat national et des présidents académiques dont les membres se réunissent autant que nécessaire.

Chaque corps est également représenté au BN par un ou plusieurs référents nationaux coordonnant un secteur professionnel : il s’agit du BN élargi.

Les sections académiques d’Action & Démocratie/CFE-CGC bénéficient d’une large autonomie de gestion et de communication pour être en phase avec la réalité du terrain de chaque académie. Chaque académie est gérée par un(e) président(e) académique (S3) entouré d’un secrétariat et d’un bureau académique composé de représentants départementaux (S2) et de représentants de chaque corps au sein de l’académie pour assurer un suivi de proximité.

Secrétariat national

Le Secrétariat national (comité directeur) est composé du président, des vice-présidents et du trésorier national.

Président 

CECCARONI Walter

Vice-président

CHICHE René
Porte-parole 
Représentant AD/CFE-CGC au conseil supérieur de l’éducation
Membre du bureau de la fédération des services publics CFE-CGC

Trésorier national

YAHIAOUI Farid
Trésorier national


Bureau national

Le Bureau national est composé par le secrétariat national et les présidents académiques. Les référents nationaux participent au bureau national élargi.

 

ABT Blandine
Co-référente nationale du corps des Administratifs – ADJAENES

ALIVON Dimitri
Co-référent national des Personnels de Direction

ALIVON Julie
Co-référente nationale du corps des Administratifs – AAE

BAINIER Edwige
Co-référente agrégés

BENABID Saliha
Présidente de l’Académie de Créteil
Ressource ASH

BENYOUCEF Majid
Co-président de l’Académie de Versailles

BLAZY Jean-François
Co-référent national du corps des Administratifs – AAE

BOUDOUDOUH Abdelaziz
Co-référent national du corps des PLP

BOUVIER Laurent
Président de l’Académie de Reims

CARPENTIER Charles
Président de l’Académie de Rennes

CLEMENT DOLLEZ Marie-Claire
Vice-présidente de l’Académie de Amiens

DE PINS Cyril
Co-président de l’Académie de Versailles

DECK Caroline
Co-référente nationale du corps des Administratifs – ADJAENES

DEJEAN Nicolas
Co-référent national EPS

DESMARET Laurent
Président de l’Académie de Guadeloupe

DONNETTE Martine
Co-référente nationale du corps des PE

DOUAI Chérif
Référent national CNED

EHLINGER Salima

Présidente de l’Académie de Besançon

FAUCHER Matthieu
Président de l’Académie d’Orléans-Tours
Co-référent national du corps des PE
Représentant AD/CFE-CGC au conseil supérieur de l’éducation

FERREIRA José
Référent national retraites

GIRARD Marie
Référente nationale Chaire supérieure et CPGE

GLAUSER Sylvie
Présidente de l’Académie de Dijon
Cellule juridique

GUILLON OLLIER Nadège
Présidente de l’Académie de Montpellier

HERR Philippe
Chargé de veille sur l’impact du numérique et de l’I.A.

JESBAC Patricia
Présidente de l’Académie de Guyane 

JOUANNY Murielle
Présidente de l’Académie de Toulouse

LAVILLE Henri
Président de l’Académie de Normandie

LUJAN TADDEI Jean-Michel
Président de l’Académie de Corse

MINGAM Corinne
Présidente de l’Académie de Poitiers

MARMONIER David
Président de l’Académie de Limoges

MARTIAL Christophe
Président de l’Académie d’Aix Marseille

MINCHELLA Pasquale
Responsable sites internet et OSTIC

MULLER Anne-Catherine
Référente nationale secteur Arts appliqués et Arts plastiques

PARAUT TAVEL Marie
Référente nationale AESH

PREVOT Sylvie
Vice-présidente de l’Académie de Besançon

RAGNI David
Co-président de l’Académie de Strasbourg

ROSSELLO Serge
Co-président de l’Académie de Strasbourg

ROZENBLUM Henry-Michel
Président de l’Académie d’Amiens

SANROMA Bernard
Président d’honneur Académie de Bordeaux

SZATKOWSKI Jean-Louis
Référent national handicap

SIES Éric
Vice-président de l’Académie de Créteil

SOUBADOU Marie-Line
Vice-présidente de l’académie de La Réunion

SOUBEYRAN Pierre-André
Présidente de l’académie de Paris

SPICHER Anne
Co-référente nationale des Agrégés

TAUS Marie-Ange
Co-référente nationale des personnels de direction

WEISS Alain
Co-référent national du corps des Administratifs et ITRF

Médias