AD/CFE-CGC, un syndicat pour reconstruire l'école et défendre ceux qui la font vivre - ESPACE PERDIR

Pour les personnels de direction, AD/CFE-CGC réclame...

  • Une reconnaissance statutaire et indemnitaire à la hauteur des responsabilités, avec un CIA attribué à son montant maximal pour tous et un renforcement global du régime indemnitaire des PERDIR.
  • Une relation hiérarchique fondée sur la confiance et la liberté d’appréciation, avec une anticipation réelle des réformes, des directives stables et des délais de mise en œuvre raisonnables.
  • Un cadre de travail soutenable, débarrassé du reporting continu, des injonctions contradictoires et de l’inflation administrative qui détourne du pilotage pédagogique et humain.
  • Des moyens humains renforcés dans les établissements, afin de garantir un fonctionnement sécurisé et un pilotage réaliste : remplacements, AED, CPE, secrétariat, gestion.
  • Une sécurisation juridique complète des PERDIR, intégrant la protection fonctionnelle, la formation, l’accompagnement en cas de crise et une meilleure prévention des risques professionnels.
  • Une mobilité choisie et non subie, respectueuse de la stabilité des équipes et des projets d’établissement.

« J’aurais pu être déstabilisé lorsque j’ai été menacé de mort sur les réseaux sociaux et sur le répondeur du collège, et que ma hiérarchie n’a RIEN fait. Mais je ne l’ai pas été, car je n’en attendais pas plus de sa part ! » (Patrice Romain, chef d’établissement, propos recueillis et publiés par AD dans Le Pari de l’intelligence, n°3 aout 2022)

Ne restez pas seuls, syndiquez vous !

Parce que les personnels de direction ont besoin d’un syndicat qui les considère et les défend vraiment comme des cadres, pas comme des exécutants.

A la Une

DNB 2026 – Épreuve de français en contexte de canicule : des consignes tardives et une faille organisationnelle préoccupante

Les préconisations transmises la veille de l’épreuve illustrent une fois de plus l’absence d’anticipation face à un risque désormais récurrent et prévisible. Les vagues de chaleur en période d’examens ne sont plus des événements exceptionnels : elles appellent un protocole cadré, préparé en amont, et non des ajustements de dernière minute qui placent les chefs d’établissement en première ligne.

Sur le fond, une disposition nous interpelle particulièrement : la pause préconisée entre la partie grammaire et la dictée. Rappelons que ces deux parties constituent un tout indissociable de l’épreuve de français. Introduire une coupure à cet endroit est tout simplement incohérent (les candidats composant sur la même copie pourraient se communiquer des réponses durant cette pause). On est en droit de se demander si Monsieur le ministre et ses conseillers ont une connaissance réelle de ce qui se passe dans nos établissements.

Action & Démocratie/CFE-CGC appelle donc les chefs de centre à ne pas appliquer cette préconisation.

N’hésitez pas à relayer cet appel et nous tenir informés. Nous saisissons le cabinet de notre côté dès maintenant.

Ajoutons que la situation des candidats bénéficiant d’un temps supplémentaire, souvent porteurs de handicap, est particulièrement préoccupante. Les contraindre à composer jusqu’à 13h30 en pleine canicule est proprement inadmissible. Ces élèves, déjà fragilisés, méritent mieux que d’être les grands oubliés d’une organisation pensée dans l’urgence.

Plus largement, nous demandons qu’un protocole « examens en conditions de canicule » soit élaboré pour les prochaines sessions, en concertation avec les organisations syndicales, afin que nos personnels ne soient plus contraints de gérer dans l’urgence ce qui peut et doit être anticipé.

Communiqué (pdf)

Courrier au ministre

Qui mieux que le syndicat de l'encadrement pour représenter les personnels de direction ?

Assumer la direction d’un établissement, c’est porter seul ou presque la continuité du service public, garantir la sécurité des élèves et des personnels, piloter des réformes souvent mal anticipées, tout en tenant l’équilibre fragile entre exigences institutionnelles, réalités humaines et contraintes logistiques. Les personnels de direction connaissent mieux que quiconque la complexité du système qu’ils font vivre au quotidien.

Dans un contexte où les réformes se succèdent à un rythme soutenu, où la responsabilisation des cadres augmente sans que les moyens suivent, où l’autonomie des établissements reste trop peu accompagnée et trop souvent surveillée davantage qu’encouragée, la profession a besoin d’un syndicat qui défende une vision exigeante et constructive du pilotage.

Action & Démocratie / CFE-CGC est ce syndicat de l’encadrement : un syndicat qui ne se satisfait ni des postures ni de la résignation, qui refuse la mise en concurrence des personnels de direction et qui milite pour une reconnaissance réelle de leurs responsabilités. Notre ambition est simple : soutenir les cadres pour qu’ils puissent exercer pleinement leur discernement, leur autorité professionnelle et leur liberté d’appréciation.

Vous trouverez sur cette page des repères réglementaires synthétiques, des analyses, des outils utiles, et les actions portées par Action & Démocratie pour défendre les PERDIR. Parce que vos responsabilités méritent un accompagnement à la hauteur.

cia : assez d'hypocrisie !

Une seule revendication, simple et claire : la même prime pour tous !

Présenté comme une « prime au mérite », le complément indemnitaire annuel (CIA) plonge chaque année les personnels de direction dans le même malaise : absence de critères transparents, appréciations subjectives, décisions variables selon les rectorats… Le résultat est connu : alors que tous les PERDIR assument leurs responsabilités avec sérieux et abnégation, la moitié d’entre eux reçoit un message implicite humiliant — “vous faites partie des 50 % les moins méritants”.
Cette logique divise, démoralise et contredit les valeurs mêmes du service public.

Parce que ce n’est pas l’engagement qui varie : c’est la reconnaissance, Action & Démocratie / CFE-CGC exige une mesure simple et juste : un CIA au même montant pour tous les personnels de direction.

Une question, une difficulté ? N'hésitez pas à nous contacter

Pour toute question relative à votre situation ou pour obtenir une information sur un sujet que cette page n’a pas encore abordé, vous pouvez contacter l’équipe des référents nationaux perdir d’AD par l’intermédiaire de ce formulaire ou directement sur perdir@actionetdemocratie.com 

Tout savoir sur...

paroles de perdir...

« Il y a un modus vivendi entre la hiérarchie et certains syndicats pour ne pas faire de vague.  […] Mais difficile ensuite de défendre l’intérêt général. Lorsque les collègues grognent un peu trop, ils se satisfont d’obtenir… une entrevue avec la hiérarchie. Les participants en repartent satisfaits, et les perdirs de base sont une nouvelle fois les dindons de la farce… »

[…]

« Malgré les beaux discours, il n’y a aucune gestion humaine des perdirs, aucune aide, aucun soutien, aucune empathie. Nous sommes seuls face à nos problèmes. Élèves et/ou parents vs prof, profs vs CE : la hiérarchie soutiendra toujours le plus fort et prendra la décision qui permettra, comme je l’ai dit, de faire le moins de vagues possible (je vous renvoie à mon livre). Nous sommes des citrons que l’on presse puis que l’on jette. La hiérarchie ne s’en vante pas, mais de nombreux collègues s’effondrent : dépression, Congé Longue Maladie (CLM), etc. Et vous verrez : les choses ne feront qu’empirer. Comme les enseignants, nombreux parmi nous sont entrés dans la fonction avec enthousiasme mais sont laminés au bout de quelques années d’exercice… »

Propos recueillis lors d’un entretien sans filtre avec Patrice Romain, chef d’établissement, auteur de plusieurs ouvrages dont les plus connus sont Mots d’excuse (2012), Un principal ne devrait pas dire ça (2019), Inspecteurs casse-couilles (2020) et pour finir Requiem pour l’Éducation Nationale, publié en 2021 au Cherche Midi

Retrouvez ici l’intégralité de l’entretien dans notre revue Le Pari de l’intelligence, n°3, août 2022, pp. 107-114