Au sommaire de cette lettre d’information d’Action & Démocratie

  • Désorganiser l’enseignement : jusqu’où ?
  • « Grenelle de l’éducation » : vers l’obsolescence du professeur
  • Masque dès six ans : sanitairement inutile, pédagogiquement préjudiciable
  • Le saviez-vous ? Conséquences du temps partiel sur la pension, solutions.

 

1/ Covid et réformes, que de maux en si peu de temps !

Après celle de 2019-2020, l’année scolaire 2020-2021 aura été marquée non seulement par la gestion approximative d’une crise sanitaire ayant considérablement détérioré les conditions de travail, mais aussi par les effets dévastateurs de réformes qui, à la faveur de ce contexte, sont passés sous silence. A&D est constamment sollicité par les collègues qui subissent les effets conjugués de ces deux maux et assistent, impuissants, à la désorganisation totale des enseignements dans le second degré ainsi qu’à la transformation insidieuse de leur métier.

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2/ « Grenelle de l’éducation » : obsolescence programmée du professeur

« Quels professeurs au XXIe siècle ? » : c’est pour en débattre que « le Conseil scientifique de l’Education nationale » organise ce 1er décembre un colloque international censé offrir « un regard croisé de la recherche et des retours d’expériences à l’international sur l’avenir du métier des professeurs », mais duquel sont bien entendu exclus les premiers intéressés, les professeurs eux-mêmes, comme si nous n’étions pas au XXIe siècle, comme si nous n’étions pas professeurs, comme si nous étions déjà périmés, disqualifiés, voire inadaptés à « l’avenir radieux » de l’enseignement qu’on nous prépare !

L’obsolescence du professeur transparait dans la série de questions qui structurent les débats entre « spécialistes » et autres « savants » de la chose scolaire : « Comment évoluent les missions des professeurs ? Comment les manières d’enseigner se transforment ? Comment former demain les professeurs ? Comment promouvoir un environnement garantissant la reconnaissance, la coopération et le bien-être au travail ? », etc. On se demande toujours « comment », et jamais « pourquoi ». Comme si la réforme permanente était une évidence que le présent n’avait même pas le temps de naître parce qu’il est déjà dépassé. Il faut aller de l’avant ! Mieux : il faut fuir en avant et sans hésitation, continuellement.

« Comment évoluent les missions des professeurs ? » Mais pourquoi les missions des enseignants devraient-elles évoluer ? « Comment les manières d’enseigner se transforment ? » Mais pourquoi les manières d’enseigner devraient-elles se transformer ? « Comment former demain les professeurs ? » Mais pourquoi former « demain » les professeurs… et pas « aujourd’hui » ?

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3/ Enfants masqués à l’école primaire : un bilan inquiétant. Action & Démocratie s’associe à une plainte pénale contre X.

« Contre l’avis de nombreux spécialistes dont celui de la Société française de pédiatrie , faisant fi des réserves formulées par l’OMS elle-même sur le bénéfice de cette mesure, le masque est rendu obligatoire pour les élèves dès l’âge de 6 ans, y compris dans les espaces extérieurs de l’école. Trois semaines plus tard, les professeurs des écoles (comme beaucoup de parents d’élèves) sont partagés entre résignation et colère, entre les « C’est vraiment déprimant mais on n’a pas le choix … » et les « Quel spectacle que de voir aujourd’hui mes élèves de CP tenter d’apprendre à lire derrière un masque ! », « Pour les enfants en difficulté, tu parles d’un cadeau ! », « Je vois mes élèves essoufflés en récréation », etc.

Les collègues, qui doivent gérer sur le terrain les effets de mesures décidées sur un coin de table, fût-ce celle du Conseil des ministres, constatent que beaucoup de nos jeunes élèves ont en réalité du mal à utiliser correctement leur masque : tripoté, mis sous le menton, posé n’importe où, régulièrement réajusté, échangé avec un camarade, ramassé par terre ! Dans ces conditions, le remède n’est-il pas pire que le mal ? »

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4/ Temps partiel et pension civile – Le saviez-vous ?

Le métier d’enseignant devient de plus en plus difficile. Tout le monde le sait, y compris en dehors de notre profession comme le montre la baisse du nombre de candidats aux différents concours de recrutement depuis plusieurs années. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que beaucoup de collègues choisissent de faire une pause dans leur carrière. Le plus souvent, parce qu’il faut bien vivre, non pas en se mettant en disponibilité mais en optant pour une ou plusieurs années de travail à temps partiel. De quoi souffler un peu, recharger les batteries comme on dit de façon imagée, retrouver l’entrain qui permettra de repartir pour une nouvelle période de travail à temps plein.

Mais ce choix a une conséquence qu’il faut bien intégrer ! Comme la pension civile, c’est-à-dire les cotisations retraite, est prélevée sur la rémunération perçue, un enseignant à temps partiel ne cotise pas autant qu’un enseignant à temps plein, ce qui impacte la durée retenue pour la liquidation de la retraite.

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