Salaire au mérite et précarité : nouvelle fabrique de la servitude dans la fonction publique

source : miroirsocial

Avec le salaire au mérite, il y aura les plus méritants d’un côté (souvent les rampants et les victimes harcelées) et de l’autre, les handicapés, les femmes enceintes, celles qui refuseront le harcèlement, les temps partiels, les malades, les accidentés, les noirs, les maghrébins, les musulmans, les juifs, sans oublier les râleurs qui refuseront de travailler en dehors des règles, et, bien sûr, les syndicalistes, les lanceurs d’alertes etc. Mais ce n’est pas tout !

Le mérite est une notion suggestive qui va placer les fonctionnaires dans un esprit de compétition suicidaire. Curieusement, c’est une notion qui ressurgit lorsque la qualité ne peut plus être assurée. Il s’agit bien de limiter la progression des salaires mais pas seulement.

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