AD/CFE-CGC, pour défendre l'école et tous ceux qui la font vivre

Calendrier de révision de la carte de l'éducation prioritaire

AD / ACTUS /12 mars 2025

En réponse à la question écrite d’une députée en date du 22 octobre 2024, le ministère a répondu le 11 février dernier que les travaux de révision de la carte de l’éducation prioritaire étaient « engagés » et que cette révision ne serait pas effectuée pour la rentrée 2025 comme annoncé initialement, « l’échéance la plus brève [étant] dorénavant la rentrée scolaire 2026 » pour tenir compte des « opérations réglementaires tant sur le plan budgétaire que sur le plan des ressources humaines ». La plus brève ne signifie pas, comme l’ont compris certains, que cette révision serait forcément réalisée à la rentrée 2026 : le ministère ne s’y engage pas formellement et se contente d’expliquer pour quelle raison cette révision n’interviendra pas à la rentrée 2025, les procédures de recrutement et de mobilité en REP et REP+ débutant en novembre, ce qui « impose une stabilisation de la carte au moins dix mois avant une rentrée scolaire ». Il n’est cependant pas certain que tout soit fini en octobre 2025, ce qui serait nécessaire pour une nouvelle carte de l’éducation à partir de septembre 2026.

Mais ce n’est pas tout : certains avantages découlant d’une affectation en REP ou REP+ dépendent du temps qu’on y a passé. Qu’adviendra-t-il de ces avantages (par exemple l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) qui permet de bénéficier de trois mois d’ancienneté en plus au bout de trois ans, puis deux mois pour chaque année supplémentaire) si, avant le temps nécessaire pour les obtenir, un établissement cesse d’être classé en REP ou en REP+ à l’occasion de cette révision ? En tout état de cause, AD/CFE-CGC considère que ces avantages doivent être maintenus et qu’aucun collègue ne soit mis en situation de subir le moindre préjudice du fait de cette révision. AD/CFE-CGC invite également les collègues à se tenir informés de la prochaine carte de l’éducation prioritaire dès sa publication qui, si elle devait avoir lieu en octobre 2025, leur permettra de savoir si leur établissement sera maintenu ou pas en REP et REP+ à la rentrée 2026, et de déterminer s’ils veulent ou pas obtenir une mutation.

Actus

Insécurité dans les établissements scolaires : une revue de presse

Selon le ministère de l’éducation nationale, entre le 26 mars et le 23 mai, 6000 contrôles ont entraîné la saisie de 186 couteaux, et 587 conseils de discipline ont eu lieu au total pour détention de couteaux. Voici une recension non exhaustive d’agressions récentes contre des enseignants durant l’année scolaire 2024-2025. Et ce ne sont là que la vingtaine de faits de violence grave dont la presse s’est faite l’écho, c’est-à-dire une goutte d’eau en comparaison de la réalité…

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Enseignement de l’EVARS : chronique d’un fiasco annoncé ?

Censée entrer en vigueur dès la rentrée 2025 à tous les niveaux scolaires, de la maternelle à la terminale, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) se déploie pourtant sans aucun moyen spécifique : ni heure dédiée dans les emplois du temps des élèves, ni formation sérieuse et rémunération des personnels sollicités. La mise en œuvre de l’EVARS reposera donc une fois de plus sur la seule bonne volonté d’enseignants déjà surchargés. Action & Démocratie dénonce la désinvolture ministérielle et alerte sur les risques d’un dispositif vidé de sens si les moyens nécessaires ne sont pas rapidement mobilisés.

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Violence scolaire : des constats alarmants qui exigent des réponses à la hauteur

Les chiffres du rapport annuel de performances 2024 le confirment : la violence dans les établissements scolaires progresse, en particulier au collège et dans les lycées professionnels. Les actes graves de violence augmentent dans tous les niveaux d’enseignement, avec un taux particulièrement élevé dans les lycées professionnels (22,6 pour 1 000 élèves). Action & Démocratie appelle à prendre des mesures concrètes, durables et adaptées pour garantir enfin la sécurité des élèves et des personnels.

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L’intelligence artificielle progresse dans l’Éducation nationale

Analyse Action & Démocratie demande le respect dans tous les domaines, donc aussi dans celui de l’éducation, de la loi adoptée par l’Union européenne sur l’intelligence artificielle. La protection des données et de la vie privée doit par conséquent être assurée, tout comme le droit à l’information sur l’utilisation des outils algorithmiques et sur leurs critères

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21,7 élèves en moyenne… ou l’art de faire disparaître la réalité

Vous croyez avoir 35 élèves devant vous ?
Erreur : selon la DEPP, ils ne sont que 21,7. Si vous n’arrivez plus à circuler entre les tables, c’est sûrement parce que vous n’êtes pas dans « la moyenne »… Rétablissons la réalité face aux illusions statistiques : dites-nous combien d’élèves vous avez réellement. Nos chiffres contre leurs moyennes.

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Vous avez dit CPS ?

Sans le moindre débat préalable, le ministère a décidé d’intégrer les « compétences psychosociales » dans tous les programmes scolaires, renforçant encore le rôle de l’école comme acteur de santé publique et de prévention. Mais est-ce là sa fonction ? Et sont-ce là nos missions en tant qu’enseignants ? AD conteste cette évolution et demande à être auditionné par le conseil supérieur des programmes.

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Rentrée 2025 : contre la lassitude, l’engagement

Après une année 2024-2025 éprouvante, l’année 2025-2026 s’ouvre dans un climat de lassitude confirmé par les enquêtes de la DEPP et les témoignages des personnels. Manque de moyens, réformes incessantes, absence de reconnaissance : le malaise est profond. Face à cette situation, Action & Démocratie choisit l’avenir : faire le pari de l’intelligence, redonner confiance dans le syndicalisme et agir pour restaurer le sens et la dignité de nos métiers.

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Vagues de chaleur et conditions de travail

Travailler en surchauffe ? C’est fini, du moins sur le papier. À partir du 1er juillet 2025, l’administration ne pourra plus faire semblant d’ignorer les souffrances causées par les vagues de chaleur. Un décret impose enfin des obligations claires aux employeurs publics, Éducation nationale comprise. Horaires aménagés, eau en quantité suffisante, protection des agents vulnérables : ces mesures ne sont plus des options, ce sont des droits. Reste à les faire appliquer. Action & Démocratie appelle les personnels à ne rien laisser passer : l’exposition à la chaleur n’est pas une fatalité, c’est une négligence qu’on peut désormais contester.

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