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Votre rémunération
AD/aesh/info/juillet 2025
Le traitement des AESH répond à cinq règles : il se situe dans un espace indiciaire qui est compris à compter du 1er septembre 2023 entre l’indice majoré 376 et l’indice majoré 450 ; il est fixé au niveau plancher de cet espace indiciaire lors de la mise en place du premier contrat ; il est revalorisé automatiquement tous les trois ans par le passage au niveau strictement supérieur ; le changement d’échelon permet de gagner 4 points d’indice entre le 1er et le 2ème échelon, puis 5 points d’indice pour chaque promotion entre le 2ème et le 4ème échelon et 10 points d’indice pour chaque promotion à partir du 4ème échelon ; le traitement ne peut en aucun cas être inférieur au SMIC.
La grille indiciaire de référence actuelle est constituée de 11 échelons. Le dernier permet de gagner 84 points d’indice par rapport au niveau plancher, soit 332 euros nets par mois pour un contrat à temps complet.
C’est une nette amélioration par rapport à la première grille indiciaire qui ne permettait de gagner que 117 euros. Mais il faut 30 ans d’ancienneté dans le métier pour atteindre ce niveau sommital !
⚠ L’augmentation indiciaire de 10 points d’indice après trois ans d’exercice correspond à une somme mensuelle de seulement 49,20 euros bruts… soit 39,56 euros nets.
Espace indiciaire de référence

A cette rémunération s’ajoute, pour tous les AESH, une indemnité de fonction dont le montant annuel brut est de 1 529 euros. Cette indemnité est versée mensuellement et elle est proratisée en fonction de la quotité de travail.
Elle s’obtient en multipliant le nombre d’heures hebdomadaires par le nombre de semaines travaillées (habituellement ce nombre est de 41, mais il peut aller jusqu’à 45).
Il faut ensuite diviser le résultat par le nombre d’heures dues par un agent travaillant à temps plein, soit 1 607.

Ainsi, pour un AESH travaillant 26 heures par semaine avec une durée de service répartie sur 41 semaines, la quotité est de (26 x 41) / 1 607 = 0,66… soit 66%.
Une fois que la quotité de travail est connue, il faut multiplier cette quotité par le traitement net mensuel correspondant au niveau de rémunération.
Le traitement net mensuel se trouve dans les dernières colonnes du tableau ci-après :
Valeur du point (au 01/01/2024) : 4,92278
Ainsi, pour un AESH dont la quotité est de 62% et dont l’indice majoré est de 375, ce qui correspond au niveau 2, le traitement net mensuel est de (1485,14 x 0,62) + (102,51 x 0,62) = 984,34
⚠ Le traitement des AESH n’est pas soumis à la retenue pour Pension Civile comme les fonctionnaires, mais aux cotisations sociales vieillesse et IRCANTEC
En plus de son traitement, l’AESH peut percevoir la part fixe du Supplément Familial de Traitement (SFT) s’il a au moins un enfant de moins de 20 ans à sa charge.
Son montant brut mensuel pour un agent exerçant à temps complet est de 2,29 euros pour un enfant, de 73,79 euros pour deux enfants, de 183,56 euros pour trois enfants et de 130,81 euros par enfant supplémentaire.
Mais lorsque l’agent ne travaille pas à temps complet, ce qui est le cas de 97,7% des AESH, le montant du SFT doit être multiplié par la quotité travaillée.
L’AESH peut également percevoir plusieurs indemnités dont l’indemnité de résidence en fonction du lieu où il exerce et l’indemnité de transport (cf. ci-après).
⚠ Pour percevoir la part fixe du SFT et l’indemnité de transport, l’AESH doit en demander l’attribution car celle-ci n’est pas automatique.
L’indemnité de fonctions
Depuis 2023, les AESH bénéficient d’une indemnité de fonctions revalorisée de 10 % par les pouvoirs publics. Cette indemnité, versée à tous les AESH dès leur prise de poste, s’élève à 1 529 € bruts par an pour un temps complet, soit environ 127,42 € bruts mensuels.
Pour les personnels à temps incomplet, son montant est calculé au prorata de la quotité de travail. Ainsi, un AESH en contrat à 62 % (24h hebdomadaires) perçoit environ 79 € bruts par mois.
L’indemnité des AESH référents
Les AESH qui acceptent de devenir référents s’engagent dans une mission supplémentaire : accompagner, conseiller et soutenir les AESH nouvellement nommés dans leur zone. Cette mission repose sur le volontariat et sur une expérience reconnue sur le terrain.
Elle donne lieu à une indemnité spécifique, également revalorisée de 10 % en juillet 2023 : son montant est passé de 600 € à 660 € bruts par an.
L’indemnité de résidence
Les AESH peuvent également percevoir une indemnité de résidence, calculée en fonction du lieu d’affectation principal, afin de compenser les disparités de coût de la vie selon les zones géographiques. Cette indemnité, versée mensuellement, représente :
- 3 % du traitement brut en Zone 1 (grandes agglomérations comme Paris, Lyon, Nice…),
- 1 % en Zone 2 (villes moyennes),
- 0 % en Zone 3 (reste du territoire, zones rurales).
Elle est soumise aux cotisations sociales et son montant est proportionnel à la quotité de travail. Ainsi, un AESH à 62 % en zone 1 percevra environ 28 € bruts par mois au titre de cette indemnité, contre 0 € en zone 3. Son attribution est automatique et figure sur la fiche de paie.
L’indemnité de transport
Les AESH, comme tous les agents publics, peuvent bénéficier du remboursement partiel de leurs frais de transport en commun (abonnement de bus, métro, tram, etc.), utilisés pour les trajets domicile–lieu de travail.
Depuis la réforme applicable à l’ensemble de la fonction publique, ce remboursement a été porté de 50 % à 75 % du coût de l’abonnement.
L’indemnité REP/REP+
Depuis janvier 2023, les AESH affectés dans un établissement classé en éducation prioritaire peuvent percevoir une indemnité REP ou REP+, selon la zone concernée. Cette évolution fait suite à une décision du Conseil d’État, qui a reconnu que les AESH devaient bénéficier de cette prime au même titre que les autres agents publics, dès lors qu’ils exercent dans les mêmes conditions. Malgré cette avancée, les AESH continuent de percevoir une indemnité inférieure à celle des autres agents affectés dans les mêmes établissements.
En 2025, les montants bruts sont les suivants (l’indemnité est versée mensuellement et au prorata de la quotité de travail) :
• REP : 92,17 € à temps plein, soit 57,15 € pour un contrat à 24 h/semaine
• REP+ : 271,92 € à temps plein, soit 168,59 € à 24 h/semaine, avec une part variable supplémentaire pouvant aller jusqu’à 448 € bruts par an
⚠️ Les personnels en fonction avant janvier 2023 peuvent, sous conditions, demander la rétroactivité de cette indemnité jusqu’en 2015.
Comme tout agent public, l’AESH doit consacrer la totalité de son activité professionnelle aux missions qui lui sont confiées. Il peut cependant exercer, à titre accessoire, une autre activité lucrative à condition que cette activité soit compatible avec ses fonctions et qu’elles n’affectent pas leur réalisation. Si sa quotité de travail est inférieure ou égale à 70%, l’AESH est simplement tenu d’informer son employeur de ce cumul d’activités par une déclaration écrite.
Si la quotité de travail est supérieure à 70%, il faut faire une demande écrite d’autorisation de cumul d’activités auprès de l’employeur. Celui-ci vérifiera le caractère accessoire de l’activité et sa compatibilité avec les fonctions d’AESH. Le cumul d’activités pourra être refusé si l’intérêt du service le justifie ou si les informations fournies sont inexactes ou incomplètes, sauf s’il s’agit de la production d’une œuvre de l’esprit.
Les activités susceptibles d’être autorisées sont essentiellement la vente de biens produits personnellement par l’AESH, les travaux de faible importance réalisés chez des particuliers, l’activité de conjoint collaborateur au sein d’une entreprise artisanale ou commerciale et l’aide à domicile à un ascendant, à un descendant ou à son conjoint. Il y a aussi les activités à caractère sportif ou culturel accomplies au sein d’une entreprise ou d’une association à but lucratif.
⚠ En cas de non déclaration du cumul, les sommes perçues au titre des activités non autorisées peuvent être retenue sur le traitement.
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