Les épreuves communes, initialement appelées E3C, avaient totalement désorganisé les enseignements et placé les établissements dans des situations intenables. Action & Démocratie/CFE-CGC a donc approuvé leur suppression.
Mais le ministère n’a pas pour autant rétabli des épreuves nationales, terminales et anonymes, ce qu’il aurait pu et dû faire alors. Il a décidé au contraire, dogmatiquement, que les 40 % du baccalauréat relevant du contrôle continu seraient désormais constitués des moyennes annuelles inscrites sur les bulletins. L’échec des E3C a ainsi servi de prétexte à la généralisation de ce que nous dénoncions depuis 2018.
Les projets locaux d’évaluation ont encore aggravé le problème. Présentés comme des outils d’harmonisation (car les problèmes que nous avions soulevés en 2019 étaient malgré tout reconnus), ils conduisaient à encadrer les pratiques des enseignants, à définir localement les évaluations susceptibles de compter dans les moyennes et à transférer ainsi dans les établissements la responsabilité des inégalités produites par la réforme. Nous nous y sommes opposés, les personnels de direction étant finalement placés au centre d’un système dont ils n’avaient pas les moyens de garantir l’équité, tout en devant répondre aux contestations des familles et aux pressions portant sur les notes.
Un vœu pour rétablir un véritable baccalauréat national
Action & Démocratie/CFE-CGC a cosigné avec FO, la FSU, le SNALC, la CGT et SUD un vœu demandant le rétablissement, dès 2022, d’un baccalauréat fondé sur des épreuves nationales, terminales et anonymes.
Le vœu a été rejeté : 32 voix pour, 34 contre, 3 abstentions et 1 refus de vote.
Pour : CFE-CGC, CGT, FO, FSU et ses syndicats, SNALC, Solidaires et SUD ; l’UNAF a également voté pour.
Contre : A&I-UNSA, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNIA-IPR-UNSA, SNPDEN-UNSA, SNPTES et UNSA-Éducation ; du côté des parents, APEL et FCPE ; l’organisation « Les Lycéens » a également voté contre.
Le vote sur la généralisation du contrôle continu
Le décret généralisant le contrôle continu a reçu un avis favorable du CSE : 35 voix pour, 30 contre, 1 abstention et 1 refus de vote.
Contre : Action & Démocratie/CFE-CGC, CGT, FO, FSU et ses syndicats, SNALC, Solidaires/SUD.
Pour : A&I-UNSA, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SIEN-UNSA, SNIA-IPR-UNSA, SNPDEN-UNSA, SNPTES et UNSA-Éducation ; du côté des parents, APEL et FCPE ; l’organisation « Les Lycéens » a également voté pour.
L’arrêté d’application a ensuite été rejeté, de façon assez incohérente d’ailleurs : 14 voix pour, 30 contre, 12 abstentions et 11 refus de vote.
Action & Démocratie/CFE-CGC a voté contre. Le SNPDEN-UNSA et UNSA-Éducation ont voté pour, tandis que le SE-UNSA s’est abstenu et que le SGEN-CFDT et le SNIA-IPR-UNSA ont refusé de prendre part au vote.