
Évaluation des directeurs d’école
Tout savoir sur l’entretien professionnel : calendrier, contenu, recours (Circulaire du 20 mars 2024, NOR : MENH2407075C)
Depuis des mois, vos témoignages affluent et ils révèlent une vérité douloureuse : l’inclusion scolaire, mal pensée et sous-financée, trahit les élèves qu’elle prétend défendre, épuise les enseignants et abandonne les familles à leur détresse. Professionnels engagés, nous savons que l’inclusion peut être une réussite lorsqu’elle est réalisée avec les moyens nécessaires mais, après plus d’une décennie de mise en œuvre, force est de constater qu’elle n’est toujours qu’un simulacre où de beaux discours masquent, non sans hypocrisie et perversité, une réalité faite de souffrances.
Sous couvert de bienveillance, l’État a imposé avec brutalité une inclusion au rabais, dictée par des économies budgétaires. Pourquoi ? Parce qu’un enfant en classe ordinaire, sans accompagnement spécialisé, coûte bien moins cher qu’une place en structure adaptée. Mais à quel prix ? Celui de la dignité des élèves, de l’épuisement des enseignants, et de l’abandon des familles. Ce choix, loin d’être un progrès, est une trahison des valeurs fondamentales de notre École.
Vos témoignages illustrent les effets dévastateurs de cette inclusion forcée :
Ces réalités ne sont pas anecdotiques. Elles se répètent dans toutes les écoles et témoignent d’un système qui abandonne les plus fragiles sous prétexte de les inclure.
Plaider pour l’ouverture de places dans des structures adaptées, ce n’est pas rejeter l’inclusion. C’est reconnaître que certains élèves, selon leurs besoins, nécessitent un accompagnement spécialisé que seule une structure dédiée peut leur offrir. Ces établissements ne sont pas des lieux de rejet ou d’enfermement, mais des espaces où chaque enfant peut progresser dans un environnement conçu pour lui. Les maintenir et les renforcer, c’est affirmer que l’inclusion ne doit pas être une façade, mais une véritable prise en compte des besoins individuels.
Aujourd’hui, en refusant d’investir dans ces structures, et pire : en annonçant leur fermeture prochaine, l’État va condamner des milliers d’enfants à des souffrances inutiles et exposer des classes entières, des équipes éducatives et des familles à des situations ingérables. C’est une fausse inclusion qui devient une exclusion déguisée.
Nous demandons des moyens et des engagements clairs :
Aujourd’hui, l’inclusion est devenue une charge pesante pour tous : les élèves concernés, leurs camarades, les enseignants, et les familles. C’est un système à bout de souffle qui prétend inclure tout le monde, mais ne soutient personne.
Nous vous invitons à prendre connaissance des nombreux témoignages que nous avons reçus depuis le mois de novembre (cf ci-dessous) : ils sont la preuve éloquente et incontestable que l’inclusion, dans son état actuel, échoue. Et nous vous invitons aussi à partager vos expériences. Chaque voix, chaque témoignage est un levier pour changer ce système.
L’inclusion doit redevenir un idéal, un chemin vers l’égalité des chances et le respect, et non une injonction destructrice. Ensemble, faisons entendre cette réalité et exigeons une école qui respecte les besoins de chaque enfant et soutienne véritablement les équipes éducatives.
« Accueillir dans une même classe de CP/CE1 un enfant avec trouble autistique + un enfant hyperactif en attente de traitement médicamenteux + un dysphasique sévère + une enfant en attente de diagnostic dyspraxie ou pas sans aucun AVS ça parle tout seul non ? »
« J’avais une AESH pour une petite autiste. Tout se passait bien jusqu’à ce que la coordinatrice PIAL me demande de partager l’AESH avec une autre école. La petite cherche son AESH et tout part en cacahuète ! »
« Aucune structure ne l’a accepté, y compris l’hôpital de jour pour enfants autistes, ayant indiqué que la déficience est trop importante, mais nous, école maternelle, sommes obligés de l’accepter, c’est aberrant… »
« Jet de projectiles dans tous les sens, violence envers les autres, cris. Impossible de faire classe correctement : les autres enfants sont perturbés par la situation. Je suis en arrêt accident du travail (2 semaines et demi) : blessure au bras (du fait de l’élève). J’ai demandé de l’aide à mon inspectrice en début novembre, la cellule PAIRE est venue en… mai ! »
Comme Philippe, Fadela, Cécile, Xavier, Valérie, Lucie, Pascal, Romain, Catherine et tant d’autres dont vous pourrez lire les témoignages ici, prenez à votre tour la parole et écrivons ensemble le livre noir de l’inclusion scolaire, un bilan d’étape de l’inclusion que personne ne pourra ignorer ni mettre sous le tapis car il sera basé sur le réel et le vécu au sein des classes !
Suite à notre appel à témoignage du 15 octobre 2024, nous avons déjà reçu de très nombreuses contributions, toutes remarquables et instructives, que nous mettons en ligne au fur et à mesure. Les collègues sont soulagés non seulement de pouvoir s’exprimer mais aussi de constater qu’ils ne sont pas seuls.
Action & Démocratie recueille vos témoignages en vous garantissant l’anonymat et s’engage à porter votre parole aux plus hautes autorités afin que l’on avance enfin sur ce sujet. Nous sommes persuadés qu’ensemble, nous allons vraiment pouvoir faire bouger les choses ! Alors à vos plumes et vos claviers ! (Cliquez sur l’image ci-dessous)

Tout savoir sur l’entretien professionnel : calendrier, contenu, recours (Circulaire du 20 mars 2024, NOR : MENH2407075C)

Action & Démocratie ne rejette pas les évaluations nationales mais propose de les améliorer quant à leur contenu, de les placer à un moment permettant de les rendre plus utiles et plus fiables, et exige aussi que cette tâche supplémentaire soit normalement rémunérée.

Le mot évaluation est en ce moment sur toutes les lèvres dans les écoles. Nous disons oui à des évaluations nationales, mais mieux conçues et placées en fin d’année car le calendrier actuel n’a pas de sens pédagogique. Quant aux évaluations d’école, vous êtes très nombreux à les considérer comme une perte de temps et à vous interroger sur leur caractère obligatoire. Action & Démocratie interpelle le ministère sur ce sujet au Conseil supérieur de l’éducation. Le ministère a promis de nous répondre rapidement.

Dans la tempête qui secoue depuis tant d’années le navire Éducation nationale et menace de le faire sombrer faute d’un pilotage avisé, notre syndicat Action & Démocratie est souvent perçu comme une bouée de sauvetage à laquelle s’arriment des personnels qui avaient perdu tout espoir et que plus personne n’écoutait.

Le 6 juin 2024, à l’occasion de l’examen des programmes de français et mathématiques des cycles 1 et 2 , le conseil supérieur de l’éducation adopte sur proposition d’AD un vœu réclamant que le nombre maximum d’élèves par classe soit enfin gravé dans le marbre de la loi et limité à 22 élèves en maternelle et 24 en élémentaire. Etonnamment, certains syndicats représentatifs ont refusé de prendre part au vote… Notre compte-rendu de la séance et les documents officiels.

Témoignage Quand la démocratie déplaît aux chantres de l’égalité… Un directeur d’école et ses collègues ayant manifesté leur intérêt pour l’expérimentation de la tenue commune sont depuis harcelés par des élus, des représentants locaux d’OS hostiles à « l’uniforme » [sic] et certains parents. Un témoignage édifiant en trois parties dont voici la deuxième. A