Archives par mot-clé : bac

Arrêté du 17 décembre 2018 portant création de la spécialité « métiers de l’accueil » de baccalauréat professionnel et fixant ses modalités de délivrance

NOR: MENE1834576A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/12/17/MENE1834576A/jo/texte

Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse,
Vu le code de l’éducation et notamment ses articles D. 337-51 à D. 337-94-1 ;
Vu l’arrêté du 9 mai 1995 relatif au positionnement en vue de la préparation du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel, du brevet de technicien supérieur ;
Vu l’arrêté du 4 août 2000 relatif à l’attribution de l’indication « section européenne » sur le diplôme du baccalauréat professionnel ;
Vu l’arrêté du 8 novembre 2012 relatif à l’obtention de dispenses d’unités à l’examen du baccalauréat professionnel ;
Vu l’arrêté du 24 juillet 2015 fixant les conditions d’habilitation à mettre en œuvre le contrôle en cours de formation en vue de la délivrance du certificat d’aptitude professionnelle, du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel, de la mention complémentaire, du brevet des métiers d’art et du brevet de technicien supérieur ;
Vu l’arrêté du 21 novembre 2018 relatif aux enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au baccalauréat professionnel ;
Vu l’avis de la commission professionnelle consultative « commercialisation et distribution » du 23 novembre 2017 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’éducation du 10 octobre 2018,
Télécharger l’Arrêté :

Arrêté du 17 décembre 2018 portant création de la spécialité « métiers du commerce et de la vente » de baccalauréat professionnel et fixant ses modalités de délivrance

NOR: MENE1834577A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/12/17/MENE1834577A/jo/texte

Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse,
Vu le code de l’éducation et notamment ses articles D. 337-51 à D. 337-94-1 ;
Vu l’arrêté du 9 mai 1995 relatif au positionnement en vue de la préparation du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel, du brevet de technicien supérieur ;
Vu l’arrêté du 4 août 2000 modifié relatif à l’attribution de l’indication « section européenne » sur le diplôme du baccalauréat professionnel ;
Vu l’arrêté du 8 novembre 2012 relatif à l’obtention de dispenses d’unités à l’examen du baccalauréat professionnel ;
Vu l’arrêté du 24 juillet 2015 fixant les conditions d’habilitation à mettre en œuvre le contrôle en cours de formation en vue de la délivrance du certificat d’aptitude professionnelle, du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel, de la mention complémentaire, du brevet des métiers d’art et du brevet de technicien supérieur ;
Vu l’arrêté du 21 novembre 2018 relatif aux enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au baccalauréat professionnel ;
Vu l’avis de la commission professionnelle consultative « commercialisation et distribution » du 8 novembre 2016 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’éducation du 10 octobre 2018,
Télécharger l’Arrêté :

Nouvelles grilles horaires du nouveau bacpro par niveau d’enseignement publiées au BO

Baccalauréat professionnel

Enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au baccalauréat professionnel

NOR : MENE1831834A
arrêté du 21-11-2018 – J.O. du 20-12-2018
MENJ – DGESCO A2-2

 


Vu Code de l’éducation, notamment article D. 337-54 ; avis de la formation interprofessionnelle du 13-11-2018 ; avis du CSE du 10-10-2018

Article 1 – La liste et les horaires des enseignements professionnels et généraux obligatoires dispensés à tous les élèves dans les formations sous statut scolaire conduisant à la délivrance du baccalauréat professionnel sont fixés conformément au tableau figurant en annexe 1 du présent arrêté.

Des enseignements facultatifs peuvent être proposés aux élèves.

 

Article 2 – Les enseignements obligatoires comprennent des enseignements professionnels, des enseignements généraux, et un volume horaire dédié à la consolidation des acquis, à l’accompagnement personnalisé et à l’accompagnement au choix d’orientation, qui en terminale professionnelle, comporte une préparation à l’insertion professionnelle ou à la poursuite d’études supérieures, en fonction des projets des élèves.

La consolidation des acquis et l’accompagnement personnalisé s’adressent à tous les élèves selon leurs besoins. Il peut s’agir de soutien, d’aide individualisée, de tutorat, ou de tout autre mode de prise en charge.

 

Article 3 – La durée totale des périodes de formation en milieu professionnel est de dix-huit à vingt-deux semaines, en fonction de la durée fixée par l’arrêté de création de la spécialité. Elle inclut le nombre de semaines nécessaires à la validation du diplôme de niveau V lorsqu’il est préparé dans le cadre du cycle en trois ans.

La répartition de ces périodes dans l’année scolaire relève de l’autonomie des établissements, de même que la modulation du nombre de semaines en seconde professionnelle et en première professionnelle, dans le respect de la durée totale sur le cycle prévue pour chaque spécialité. Cette modulation n’a pas d’effet sur le nombre d’heures d’enseignement fixées à l’annexe 1.

La durée de chaque période ne peut être inférieure à trois semaines. En seconde professionnelle, elle peut être adaptée aux besoins des élèves, dans le cadre du projet d’établissement.

 

Article 4 – Les heures de co-intervention inscrites à l’annexe 1 sont assurées par le professeur d’enseignement professionnel conjointement avec le professeur enseignant le français ou le professeur enseignant les mathématiques, selon le cas.

En première et en terminale, la réalisation d’un chef d’œuvre par les élèves est assurée dans un cadre pluridisciplinaire.

 

Article 5 – Pour chaque élève, le volume des enseignements et des activités encadrées ne doit pas excéder huit heures par jour et trente-cinq heures par semaine.

 

Article 6 – Au total des heures d’enseignement s’ajoute un volume complémentaire d’heures-professeur de 13 heures et 30 minutes hebdomadaires en moyenne. Il est calculé conformément aux dispositions de l’annexe 2 du présent arrêté et réparti par établissement.

Ce volume complémentaire d’heures-professeur est corrigé pour les spécialités dont les équipements utilisés ou les contraintes d’espace et de sécurité en enseignement professionnel impliquent des groupes de taille adaptée.

 

Article 7 – L’arrêté de création de chaque spécialité de baccalauréat professionnel précise si celle-ci relève du secteur de la production ou du secteur des services, ainsi que la durée totale de la période de formation en milieu professionnel.

 

Article 8 – Le présent arrêté est applicable dans les îles Wallis et Futuna.

 

Article 9 – Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter de la rentrée de l’année scolaire 2019-2020 pour tous les effectifs entrant en seconde professionnelle, de la rentrée de l’année scolaire 2020-2021 pour tous les effectifs entrant en première professionnelle et de la rentrée de l’année scolaire 2021-2022 pour tous les effectifs entrant en terminale professionnelle.

 

Article 10 – L’arrêté du 10 février 2009 relatif aux enseignements dispensés dans les formations sous statut scolaire préparant au baccalauréat professionnel est abrogé à l’issue de l’année scolaire 2020-2021. Ses dispositions restent applicables aux classes de première et de terminale professionnelles en 2019-2020 et aux seules classes de terminale professionnelle en 2020-2021.

 

Article 11 – Le directeur général de l’enseignement scolaire et les recteurs d’académie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

 

Fait le 21 novembre 2018

Pour le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et par délégation,
Le directeur général de l’enseignement scolaire,
Jean-Marc Huart

Annexe I

Volume horaire de référence correspondant à une durée de 84 semaines d’enseignement, 22 semaines de PFMP et 2 semaines d’examen

Annexe II

Volume complémentaire d’heures-professeur

 

Le volume complémentaire d’heures-professeur, prévu à l’article 6 de l’arrêté est calculé selon les règles précisées ci-dessous :

1 – Spécialités relevant du secteur de la production :

Pour les divisions dont l’effectif est supérieur à 15 élèves, le volume complémentaire d’heures-professeur est égal au nombre total des élèves de ces divisions, divisé par 20 et multiplié par 13,5.

Pour les divisions dont les effectifs sont inférieurs ou égaux à 15 et regroupés pour certains enseignements avec des divisions de spécialités différentes, le volume complémentaire d’heures-professeur est égal au nombre d’élèves de ces divisions, divisé par 20 et multiplié par 6,75.

Les autres divisions dont l’effectif est inférieur ou égal à 15 ne donnent droit à aucun volume complémentaire d’heures-professeur.

 

2 – Spécialités relevant du secteur des services :

Pour les divisions dont l’effectif est supérieur à 18 élèves, le volume complémentaire d’heures-professeur est égal au nombre total des élèves de ces divisions, divisé par 24 et multiplié par 13,5.

Pour les divisions dont les effectifs sont inférieurs ou égaux à 18 et regroupés pour certains enseignements avec des divisions de spécialités différentes, le volume complémentaire d’heures-professeur est égal au nombre d’élèves de ces divisions, divisé par 24 et multiplié par 6,75.

Les autres divisions dont l’effectif est inférieur ou égal à 18 ne donnent droit à aucun volume complémentaire d’heures-professeur.

Les volumes complémentaires d’heures-professeur ainsi calculés sont globalisés puis répartis par l’établissement, en tenant compte des besoins dans les enseignements généraux.

Enseignants du second degré en Nouvelle-Calédonie pour la rentrée scolaire australe de février 2019

Les vacances de poste suivantes concernent des postes au mouvement spécifique d’enseignants du second degré à pourvoir en Nouvelle-Calédonie à compter de février 2019 (republication d’avis de vacances de postes infructueux suite à leur première publication)

Voir « liste des postes »

 

Modalités de dépôt des candidatures :

Les dossiers de candidatures revêtus de l’avis du chef d’établissement, devront obligatoirement être  transmis au vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie au plus tard dans les trois semaines qui suivent la date de la présente publication.

 

Ils devront être accompagnés des pièces suivantes en un seul pdf :

– lettre de motivation ;

– curriculum vitæ ;

– copie des deux derniers rapports d’inspection ;

– copie des deux dernières notices annuelles de notation administrative.

 

Cet envoi devra être transmis par courriel à l’adresse suivante : ce.dp@ac-noumea.nc en précisant en objet : « Mouvement spécifique RS 2019 – Nom Prénom – Discipline »

Postes spécifiques à pourvoir
Rentrée scolaire 2019 – Nouvelle-Calédonie

Établissement Corps Discipline Profil
Lapérouse Certifié (1 poste) L8018 Les candidats devront avoir une expérience significative de la formation et des épreuves certificatives en BTS Commerce International. Le service confié est susceptible de concerner les enseignements professionnels (étude et veille, informatique commerciale, prospection, négociation, gestion des opérations import export), mais aussi les enseignements d’économie-droit-management
Lapérouse Certifié ou Agrégé
(1 poste)
DDFPT Poste de directeur délégué aux formations technologiques et professionnelles (DDFPT). L’intéressé(e) devra avoir une expérience significative dans la fonction et une bonne connaissance des formations post-bac du tertiaire (8 BTS)
LGN Agrégé (1 poste) Économie-Gestion : L8012 Poste d’agrégé d’économie-gestion  option comptabilité et finance pour enseigner  la comptabilité et la fiscalité en DCG. Le candidat devra avoir une expérience significative  dans l’enseignement en DCG.
LPCH Certifié ou Agrégé ou PLP
(1 poste)
DDFPT Poste de directeur délégué aux formations technologique et professionnelles (DDFPT) en hôtellerie-restauration. Le candidat aura une expérience significative de DDFPT dans le secteur hôtelier, pour prendre en charge le pilotage des formations professionnelles et technologiques du CAP au BTS.

 

Annexe

Dossier de candidature

La réforme de l’enseignement professionnel publiée au JO

source : le café pédagogique

Deux arrêtés publiés au journal officiel du 20 décembre organisent les enseignements en CAP et bac professionnel à compter de la rentrée 2019. La réforme diminue le volume d’enseignement aussi bien pour le professionnel que pour l’enseignement général. La formation professionnelle est amputée en bac pro,  la moitié de l’année de seconde étant consacrée à un vague méli mélo sur l’entreprise. Cela ramène le bac pro à deux années de préparation seulement réduisant les chances d’insertion professionnelle. La baisse des enseignements généraux va justifier le blocage de l’entrée dans le supérieur des bacheliers professionnels.

 

Au JO CAP

Au JO Bac pro

Au CSE

 

Bac : « L’Education nationale ne pourra pas assurer une offre raisonnable sur tout le territoire »

source : le monde

Les nouvelles spécialités prévues dans le cadre du bac 2021 ne seront pas accessibles à tous, faute d’un nombre suffisant d’enseignants, relève dans sa chronique le chercheur Philippe Askenazy. Cela va à l’encontre de l’égalité des chances promise lors de la campagne du président Macron.

lire la suite

Une circulaire redéfinit la mission du prof principal

“En lycée, en classe de seconde, le professeur principal exploite, avec l’équipe pédagogique, les résultats obtenus aux tests de positionnement et repère ainsi avec ses collègues, pour chaque élève, les besoins les plus urgents. Au sein de sa classe et en lien avec l’équipe de direction, le professeur principal suit la composition des groupes d’accompagnement personnalisé et leur évolution en cours d’année scolaire. En lycée général et technologique, sous l’autorité du chef d’établissement, le professeur principal doit, sur la base des résultats obtenus et en lien avec le psychologue de l’éducation nationale et l’équipe pédagogique, guider l’élève dans son choix de spécialités ou de série, et aussi, le cas échéant, dans celui des options proposées en première”. Une nouvelle circulaire sur le role du professeur principal étend ses responsabilités à l’exploitation des évaluations nationales et en matière d’orientation. “Dès la classe de troisième, le professeur principal conduit des entretiens personnalisés d’orientation… Au lycée, dans le cadre de la réforme du baccalauréat général et technologique et de la transformation de la voie professionnelle, le rôle du professeur principal dans l’accompagnement au choix de l’orientation est renforcé. Le professeur principal contribue avec les psychologues de l’éducation nationale à donner aux élèves une information sur l’enseignement supérieur, notamment sur les attendus des formations et sur le monde professionnel, en lien avec les actions organisées par les régions.”

 

Au Bo

lettre au Président

Paris le 1 octobre 2018

 

Walter CECCARONI

Président National A&D/ CFE-CGC

06 81 89 55 55

 

Monsieur le Président de la République

Palais de l’Élysée

55 rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

 

Monsieur le Président,

 

Voulez-vous qu’on associe votre nom à la destruction de l’enseignement professionnel ?

Voulez-vous que les lycées professionnels, vidés de tout ce qui peut ressembler à un enseignement digne de ce nom, deviennent un nouveau territoire perdu de notre République ?

Voulez-vous que les professeurs qui y exercent n’aient plus le choix qu’entre le suicide, les congés maladie ou la démission pour échapper à l’enfer que votre réforme leur prépare ?

Nous en avons assez ! Nous ne pouvons plus supporter les effets de ces politiques qui trompent l’opinion au moyen d’une communication habile alors qu’elles jettent dans le désespoir toute une profession qu’on méprise et à laquelle on ne juge même pas utile de demander son avis.

Au nom de tous les professeurs de lycée professionnel, mais aussi de tous les jeunes qui seront victimes de cette énième réforme insensée, nous vous interpellons et vous demandons solennellement de renoncer à un projet destructeur, contraire aux mesures de bon sens que nous étions en droit d’espérer.

Action & Démocratie, le syndicat de l’éducation de la CFE-CGC, n’a nul besoin d’apposer son logo au bas d’une lettre intersyndicale, qui plus est la veille d’élections professionnelles décisives, pour justifier son expertise dans le domaine de l’enseignement professionnel. Conformément aux exigences portées par notre dénomination, nous avons consultés récemment l’ensemble de la profession, soit 54000 PLP, dont près de 13000 ont pris la peine de répondre à notre enquête en nous délivrant un message très clair.

Les PLP considèrent que les conditions d’exercice de leur métier d’enseignant se sont très fortement dégradées et font l’objet d’un silence scandaleux, quand il ne s’agit pas d’un déni, de la part des autorités. Le temps dévolu à l’enseignement lui-même est de plus en plus réduit, au profit de tâches administratives, d’un contrôle en cours de formation et d’évaluations de seconde aussi chronophages que dévalués ! La violence au sein de ces établissements ne cesse de s’aggraver sans que les personnels qui y sont quotidiennement exposés ne se sentent soutenus par une hiérarchie qui les abandonne et entretient l’omerta. Les PLP sont enfin unanimes à considérer que le raccourcissement de la durée des études en CAP aussi bien qu’en BAC PRO fut une absurdité sur laquelle il fallait revenir, comme il faut revenir sur les modalités de recrutement des élèves si l’on veut rétablir l’attractivité de cette voie indispensable, chose que proclament tous les gouvernements tout en prenant des mesures qui produisent systématiquement le contraire et finissent par mettre l’ensemble de la voie professionnelle dans une impasse.

Monsieur le Président, nous tenons à votre disposition, à celle du Premier Ministre ainsi que du Ministre de l’Education Nationale, les résultats de cette enquête dont les propositions que vous nous présentez prennent exactement le contrepied !

Alors qu’il fallait donner plus de lisibilité à la formation en l’articulant d’emblée aux métiers choisis, vous proposez de les regrouper en familles de métiers, ce qui conduit à imposer aux élèves une indétermination qui va à l’encontre de leur motivation, eux qui se sont tournés vers cette voie justement pour apprendre le métier qui les attirait.

Alors qu’il fallait conforter l’enseignement général auquel ces élèves ont droit et par lequel ils peuvent envisager une poursuite d’études, vous en diminuez l’horaire dans de telles proportions qu’il devient anecdotique et insignifiant, pour ne pas dire décoratif !

Alors qu’il fallait rétablir un horaire décent pour les enseignements proprement dit, parce qu’ils sont au cœur de toute formation scolaire digne de ce nom, vous inventez des heures de rien dont l’utilité est inversement proportionnelle à la prétention véhiculée par leur grotesque dénomination d’heures de « co-intervention » !

Alors qu’il fallait renforcer l’enseignement professionnel ainsi que l’horaire des arts appliqués, vous les diluez dans la réalisation d’un improbable « chef d’œuvre » qui, transposant les modalités de la formation en apprentissage à l’enseignement professionnel, en nie la nature, la progressivité et les exigences particulières, tant il est évident que la réalisation d’une pièce ne saurait se passer de l’acquisition des bases elles-mêmes à laquelle justement l’enseignement est consacré !

Monsieur le Président, votre réforme de la voie professionnelle ne règle aucune des difficultés que les professeurs de terrain sont les mieux placés pour connaître, et ne fera que les aggraver. Pire : vous osez la présenter devant l’opinion publique comme une réforme destinée à revaloriser cette voie en la payant de mots, mais vous renoncez à apporter des réponses aux seules revendications sensées des personnels afin de la sauver.

Ces revendications ne seront satisfaites que par deux séries de mesures :

1/ Porter la durée des études en lycée professionnel de trois à quatre ans (et porter à trois ans celle du CAP) afin de rétablir les conditions d’une formation digne de ce nom et qui ne sacrifie ni l’excellence professionnelle dont la société et les entreprises ont besoin, ni la formation générale que la République doit à tous ses citoyens. Aligner la durée de la formation dans la voie professionnelle sur celle de la voie générale et technologique est une hérésie à laquelle il est urgent de mettre fin.

2/ Rendre aux professeurs des lycées professionnels la main sur le recrutement et ne pas se servir du lycée professionnel comme antichambre de Pôle Emploi, de la prison ou de l’hôpital psychiatrique ! Il faut rompre avec l’omerta en ce domaine et mettre fin aux quotas de jeunes désœuvrés, sans la moindre motivation, souvent issus d’un même quartier, qu’on impose à nos lycées professionnels et qui les transforment en annexe de la cage d’escalier ou de la cour d’immeuble où ils font régner l’insécurité ! Oui Monsieur le Président, il n’y a pas que les policiers ou les pompiers qui ont peur de pénétrer dans certains endroits, il y a aussi des professeurs ! Et lorsque des professeurs vont travailler en craignant pour leur propre sécurité, on peut difficilement continuer à utiliser le mot « lycée » pour désigner leur lieu de travail, ni le mot « enseigner » pour décrire leur métier !

Vous le voyez Monsieur le Président, nous ne pratiquons pas la langue de bois et nous ne sommes pas non plus totalement résignés. Action & Démocratie, le syndicat de l’éducation de la CFE-CGC, ne votera pas en faveur d’une réforme qui, en l’état, affaiblit l’enseignement et détériore le lycée professionnel tout en continuant à ignorer les difficultés dont il est le théâtre. Nous le dirons en ces termes lors de la prochaine séance du Conseil supérieur de l’éducation consacrée à l’examen de ces textes, le 10 octobre. Et si une fois de plus vous passez outre, comme vous l’avez fait avec la réforme du baccalauréat général, c’est vous et vous seul qui devrez assumer la lourde responsabilité de la destruction d’un outil si indispensable à toute une partie de la jeunesse qui, faute qu’on lui ait permis d’obtenir une qualification véritable, risque d’être vouée aux « petits boulots », à l’assistanat, au désœuvrement et, pour finir, à la violence !

Par ce témoignage, nous vous alertons autant que nous vous exprimons notre colère mais nous voulons aussi vous assurer, si l’on se décide enfin à nous écouter, de notre capacité à faire des propositions et à nous retrousser les manches, à condition que les pouvoirs publics, enfin conscients des enjeux et des besoins, acceptent de remettre la politique éducative de la nation sur la voie du bon sens.

C’est avec cet espoir que nous vous adressons, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération et de notre indéfectible attachement à l’école républicaine.

 

Pour Action et Démocratie CFE-CGC

Walter CECCARONI

Accéder au courrier 

Réforme : Quel avenir pour les lycéens professionnels ?

source : le café pedagogique

Incontournables. De ministre en ministre, l’enseignement professionnel est salué par de grandes déclarations sur sa revalorisation. La réforme annoncée le 28 mai par JM Blanquer n’échappe pas à la règle. Pourtant elle se traduit par une réduction sensible des heures d’enseignement général et une certaine déprofessionnalisation avec des interrogations pour le maintien de postes d’enseignement.  JM Blanquer ressuscite un enseignement supérieur d’un an non qualifiant pour les bacheliers professionnels qui rappelle beaucoup le “brevet professionnel supérieur” imaginé par G Fioraso en 2014. Si un effort de modernisation des formations est annoncé par le ministre, il faut bien dire que l’avenir des jeunes des lycées professionnels semble peser bien peu alors même que c’est là que se joue, comme le dit le ministre lui-même l’avenir du pays.

suite

Bac pro : «Les jeunes ne trouvent pas de patron et reviennent dans nos classes»

source : libération

Laurence Lefebvre-Druelle, professeure à Saint-André-de-Cubzac (Gironde)

«Les jeunes ne trouvent pas de patron et reviennent dans nos classes»

«Valoriser l’apprentissage ? C’est un leurre de croire que cela va tout arranger. C’est très bien pour une partie des jeunes, mais ils ne représentent qu’une minorité. Certains ont à peine 14 ans quand ils arrivent au lycée. Comment voulez-vous qu’une entreprise les prenne en apprentissage ? Déjà, pour décrocher un stage, c’est toute une histoire, alors un contrat en apprentissage… Les entreprises n’en veulent pas.

suite